IXELLES

Un potager rebaptisé du nom d’Agnès Varda à Ixelles: «Pour ses racines et son amour pour la terre»

Un potager rebaptisé du nom d’Agnès Varda à Ixelles: «Pour ses racines et son amour pour la terre»

En 2016, Agnès Varda était revenue à Ixelles pour exposer des objets en lien avec son enfance dans la commune bruxelloise. EdA - Julien RENSONNET

Agnès Varda est née à Ixelles. La Commune a donc décidé de rendre hommage à la cinéaste, disparue à 90 ans. Une plaque sera apposée et des potagers rebaptisés de son nom.

Le Collège des bourgmestre et échevins d’Ixelles a décidé mardi de rendre hommage à Agnès Varda. La photographe et cinéaste de renommée internationale depuis les années 1950, est décédée vendredi dernier, à l’âge de 90 ans, au terme d’une carrière couronnée de distinctions et de prix parmi les plus prestigieux pour son œuvre cinématographique.

Ainsi, une plaque commémorative sera accrochée avenue de la Couronne, où elle est née. Les potagers Boondael-Ernotte seront renommés «potagers Agnès Varda» en souvenir de l’amour de l’artiste pour la terre et les choses simples, mais aussi pour ce que les potagers représentent de par leur lien aux racines (ixelloises) et à l’éternel recommencement du cycle de la vie.

La commune d’Ixelles a par ailleurs annoncé qu’elle se porterait partenaire de toutes les initiatives culturelles visant à retracer la mémoire et l’œuvre de l’artiste sur le territoire de la commune.

Selon le cabinet du bourgmestre Christos Doulkeridis (Ecolo), de nombreux acteurs culturels ixellois ont manifesté leur volonté de rendre hommage à Agnès Varda. C’est le cas notamment de Flagey et du Kinograph.

Souvenir: l’expo de 2016

La réalisatrice de la Nouvelle Vague a grandi au 38, avenue de la Couronne, jusqu’à l’âge de 12 ans. L’exposition-hommage « Patate & compagnie » du Musée d’Ixelles, organisée en 2016, a permis de mettre en lumière toutes les facettes de l’artiste, et notamment son amour pour la nature, comme également illustré dans son documentaire «Les glaneurs et la glaneuse».

Une très large place y a été dédiée à cet aspect de sa vie «ixelloise»: le souvenir des étangs d’Ixelles, de l’affection de sa mère à l’égard de la monarchie, des villes belges, des musées belges ou de l’art belge (l’Agneau Mystique de Van Eyck).