MONT-SUR-MARCHIENNE

Mont-sur-Marchienne | Cartes bancaires volées puis utilisées dans 2 magasins de nuit: 203.000 euros dépensés, et maintenant?

Mont-sur-Marchienne | Cartes bancaires volées puis utilisées dans 2 magasins de nuit: 203.000 euros dépensés, et maintenant?

Dans cette affaire, des dizaines de personnes ont été victimes du vol de leur carte bancaire et leur compte a été vidé dans la foulée. Ils réclament le remboursement des sommes dérobées. BELGA

Des cartes bancaires volées avaient été utilisées dans deux magasins de nuit de Mont-sur-Marchienne. Un peu plus de 200.000 euros ont été dépensés. Le ministère public a demandé de révoquer le sursis octroyé à un Pakistanais qui exploitait ces enseignes.

Le ministère public a demandé, ce mardi, devant la cour d’appel du Hainaut de révoquer le sursis octroyé par le tribunal correctionnel du Hainaut - division de Charleroi - en mars 2018 à un Pakistanais qui exploitait deux magasins de nuit à Mont-sur-Marchienne. Acquitté d’un blanchiment, l’homme avait été reconnu coupable de fraudes informatiques et d’autres faits de blanchiment. Une peine de deux ans a été requise.

Des cartes bancaires volées étaient utilisées dans ses deux magasins entre 2015 et 2017. Un peu plus de 200.000 euros ont été dépensés avec ces cartes dans les deux magasins exploités par cet homme et son fils, via deux sociétés.

Dans cette affaire, des dizaines de personnes ont été victimes du vol de leur carte bancaire et leur compte a été vidé dans la foulée. Ils réclament le remboursement des sommes dérobées.

Le prévenu invoque le fait qu’il a légué ses parts dans les sociétés à son fils. Mais le ministère public remarque que les faits ont commencé avant ce legs et que, bien après, le prévenu continuait à signer des documents comptables pour la société gérée par son fils.

Selon la défense, c’est l’un des fils du prévenu qui est entré en contact avec les voleurs de cartes bancaires, adeptes de la technique du «shoulder surfing». Le prévenu a été entendu à une seule reprise comme témoin lors de l’instruction menée contre son fils. Il a néanmoins été renvoyé devant le tribunal où il a été condamné «sur base d’une forte probabilité», indique son avocat, Me Pierre Huet, qui a demandé son acquittement au bénéfice du doute en appel. «On ne peut pas déduire que le fils, en aveux, ait impliqué son père», dit-il.

L’affaire a été mise en continuation à l’audience du 23 avril pour entendre une partie civile.