CULTURE

Décès de l’humoriste Jean-François Peereman, alias Georges D.

Décès de l’humoriste Jean-François Peereman, alias Georges D.

Jean-François, humoriste de stand-up et de radio au visage grave, nous a quittés ce lundi. -

On a appris ce lundi la disparition d’un humoriste belge prometteur, Jean-François Peereman, alias «Georges D.», né en 1973. Il se produisait principalement dans les cafés-théâtres et les scènes ouvertes, avec un humour pince-sans-rire tout en finesse. Il avait aussi fait des billets radio sur la RTBF.

«C’est clairement pas ta meilleure vanne. Tu vas me manquer», «T’avais dit sur scène!», «Ce sketch là n’est pas ton meilleur mon pote»: les messages d’amis ont fleuri ce lundi sur sa page Facebook, messages fidèles à ce qui était sa marque de fabrique de l’intéressé, un humour pince-sans-rire, parfois noir, parfois glaçant, mais toujours avec un fond de tendresse.

L’humoriste Jean-François Peereman, alias Georges D., est décédé par choix à l’âge de 45 ans. Il était le père d’un petit Lucien.

Originaire d’Ath, il avait étudié à l’ULB, puis était devenu fonctionnaire au niveau fédéral. La comédie, la scène a priori, ce n’était pas pour ce grand garçon d’allure un peu austère et introvertie. Mais il a la passion de l’écriture, rédige des scénarios pour des courts-métrages ou des BD.

« Et puis un jour, j’ai commencé à écrire des statuts Facebook drôles et j’ai rencontré l’humoriste Dan Gagnon.», expliquait-il à un journal bruxellois en 2 013.

Cette année-là, il décroche le titre de «Prince de l’humour», remportant la finale du concours «The next prince of comedy » organisé par le café-théâtre Kings of Comedy club d’Ixelles.

On pouvait le voir régulièrement dans ces «scènes ouvertes» pour humoristes qui fleurissent un peu partout dans le pays, il avait aussi fait des premières parties de Dan Gagnon. Ses influences évidentes étaient Pierre Desproges et l’humoriste américain Louis CK. En radio, il a presté notamment pour «Presque sérieux» sur la Première et « Les Enfants de choeurs» sur Vivacité.

Il s’était construit un personnage de stand-up atypique, pas pressé et qui prenait son temps pour asséner ses vannes autobiographiques d’une dérision souvent irrésistibles. « J’ai un style qui n’en est pas vraiment un. Avec les cours, j’ai surtout appris à me tenir sur scène, le rythme d’un sketch. La première fois où les gens ont ri, j’ai trouvé cela étrange et perturbant.»

Le petit milieu de l’humour belge va le pleurer. Il le quitte en donnant l’impression de n’avoir pas donné sa pleine mesure, loin de là.