PHOTOS & VIDEO| Le «Spiderman» français à 185 mètres de hauteur pour sauver Notre-Dame de Paris

Le «Spiderman» français vient de poousser un coup de gueule en escaladant la tour Engie, à la Défense. Objectif: sauver Notre-Dame-de-Paris.

Le «Spiderman» français Alain Robert, 56 ans, spécialiste de l’escalade à mains nues, s’est hissé lundi matin au sommet de la tour Engie, à la Défense, haute de 185 mètres et de 37 étages pour, dit-il, «sauver Notre-Dame de Paris»

Interpellé au sommet vers 11H45, Alain Robert a été placé en garde à vue au commissariat de Courbevoie (Hauts-de-Seine) pour «mise en danger de la vie d’autrui» et «manquement délibéré à la prudence», a-t-on appris de source policière.

«Cette nouvelle escalade clandestine est un coup de cœur et un coup de gueule pour sauver Notre-Dame-de-Paris: c’est le patrimoine français qui est en train de s’effondrer», a expliqué à l’AFP Alain Robert.

«Cent cinquante millions d’euros sont nécessaires pour restaurer la cathédrale», a-t-il ajouté, un montant confirmé par la Société des Amis de Notre-Dame-de-Paris, en quête de mécènes en France et à l’étranger.

«Alain Robert ne nous a pas contactés. Nous ne lui avons rien demandé mais ce coup de projecteur peut nous aider», a reconnu André Finot, chargé de la communication de la cathédrale et de l’association. «Nous n’encourageons évidemment pas ce genre d’exploit», a-t-il précisé.

Sans incident, l’ascension de la tour Engie a duré quelque 45 minutes, provoquant un petit attroupement d’une trentaine de curieux.

Selon son habitude depuis 1994, Alain Robert qui réalise ses exploits sans autorisation, en solo intégral et sans aucun système de sécurité, avait convoqué à proximité quelques médias, sans annoncer la tour choisie.

En verre courbé, l’impressionnante tour Engie a été conçue en 2008 par les architectes Denis Valode et Jean Pistre.

«Les gens doivent se rendre compte que le patrimoine français n’est pas une priorité. C’est la dernière roue du carrosse!», a fustigé Alain Robert, avant son ascension pour laquelle il était sponsorisé par une marque d’alcool.

«Mon coup de gueule aujourd’hui, ce n’est sans doute pas grand chose par rapport aux gilets jaunes, mais quand j’ai envie de faire des trucs, je les fais!», a expliqué Alain Robert qui déclare habiter Bali depuis sept ans.

L’«homme-araignée» a été arrêté en fin janvier après avoir escaladé l’une des plus hautes tours des Philippines, la GT Tower (47 étages).

En juin, il s’était attaqué à la cinquième plus haute tour du monde à Séoul, mais avait été obligé de renoncer face à l’intervention des agents de sécurité.

En 2016, Alain Robert avait déjà sévi à la Défense, en escaladant la tour Total.