JUDICIAIRE

Meurtre de Marc Dascotte : les parties civiles accablent Francis Estorez

Meurtre de Marc Dascotte : les parties civiles accablent Francis Estorez

BELGA

Me Discepoli et Me Guttadouria, qui représentent la famille de la victime Marc Dascotte, ont demandé lundi au jury de la cour d’assises de Namur de répondre «oui» aux questions portant sur la culpabilité de l’accusé Francis Estorez et sur le port d’arme sans autorisation.

Francis Estorez est accusé du meurtre de Marc Dascotte le 27 août 2016 à Spy, lors du mariage d’un membre des Hells Angels. La victime a été abattue par quatre balles de 6.35, dont une par-derrière dans la tête.

Me Discepoli a qualifié l’accusé de «shérif sous alcool, de cow-boy et de Mesrine de bac à sable», en référence au fameux gangster français des années 1970.

Selon l’avocat montois, des écoutes téléphoniques ont permis de lier le meurtre de Marc Dascotte à Francis Estorez. Plusieurs témoignages corroboreraient également cette piste, dont ceux de l’ancien président du Chapter d’Hornu et de son épouse. Ceux-ci considéraient l’accusé comme un véritable ami et ont longtemps hésité à témoigner contre lui. L’épouse a cependant admis avoir recueilli les aveux du meurtrier présumé la nuit des faits.

Le pistolet que l’accusé avait l’habitude de porter dans sa veste ou de cacher dans son pick-up constitue un autre élément à charge. Cette arme, un Browning 6.5, correspond aux balles qui ont ôté la vie à Marc Descotte, selon les conclusions de l’expert en balistique et du médecin légiste.

Selon les parties civiles, les dénégations et les tergiversations de Francis Estorez risquent de se retourner contre lui. Son emploi du temps comporte plusieurs zones d’ombre, tandis que l’accusé a pris plusieurs précautions qu’il a du mal à justifier, notamment le lavage de ses vêtements ou son hébergement dans un hôtel, qui serait motivé par la crainte de représailles.

La journée de lundi se poursuivra par le réquisitoire de l’avocat général et les plaidoiries de la défense.