POLITIQUE

Charles Michel revient sur son lapsus «national-socialiste»: «Très mal placés pour me donner des leçons»

Charles Michel, invité en radio ce matin, est revenu sur son lapsus faisant référence au nazisme. Il a répété que son message était clair et visait le cocktail entre nationalistes et socialistes.

Le Premier ministre et président du MR a été reçu sur «La Première» ce matin, alors que la campagne électorale des libéraux est lancée. Son lapsus de ce dimanche, évoquant le «national-socialisme» lors de son discours de campagne, est revenu parmi les questions de Thomas Gadisseux.

Le président du MR a répété sa ligne de défense. «Ce que j’ai dit était extrêmement clair. Il faut être très mal intentionné pour y voir autre chose que ce que j’ai expliqué. Le cocktail NV-A et Parti socialiste amène chaque fois dans ce pays le chaos, la division et l’appauvrissement. Il n’y avait pas d’autre message», martèle Charles Michel au micro de la RTBF.

Avant de passer à l’attaque. «Par ailleurs, ceux qui depuis quatre ans ont parlé de régime de Vichy, ont parlé de rafles, de collaboration, et ont traité ce gouvernement de fascistes sont très mal placés pour me donner des leçons de langage».

Voulant clore le dossier, le Premier ministre adresse un dernier tacle à son adversaire socialiste, Elio Di Rupo. «Je regrette que M. Di Rupo ait toléré dans son parti l’usage des mots “régime de Vichy”, “bruit des bottes”. À ce moment-là, son silence était assourdissant».

Dimanche après-midi, le président du PS Elio Di Rupo a condamné l’évocation par le Premier ministre du «cocktail national-socialiste». «Ce 24 mars 2019 est une bien triste date. Celle où le Mouvement Réformateur a glissé vers le plus abject».

Charles Michel s’était immédiatement justifié. «Il y a un parti socialiste et un parti nationaliste. L’histoire récente a démontré que lorsqu’ils s’associent, cela mène à l’instabilité. Il faut être sacrément à court d’arguments et de grande mauvaise foi pour y voir autre chose», a-t-il ajouté.