FRANCE

Brigitte Bardot qualifie les Réunionnais de «population dégénérée»

Brigitte Bardot qualifie les Réunionnais de «population dégénérée»

Brigitte Bardot a déjà été condamnée à cinq reprises pour incitation à la haine raciale. AFP/ERIC FEFERBERG

«Population dégénérée», «traditions barbares», «île démoniaque»: Brigitte Bardot s’en prend violemment aux habitants de l’île de La Réunion dans une lettre ouverte au préfet, leur reprochant de maltraiter les animaux, des propos condamnés par la ministre français des Outre-mer.

«Si ce courrier est authentique, il appelle une réponse claire: le préfet de La Réunion déposera dès demain une plainte à laquelle je m’associerai», a répondu la ministre des Outre-mer Annick Girardin dans un tweet. «Le racisme ordinaire n’a pas sa place dans le débat d’idées», a ajouté la ministre, actuellement en déplacement à La Réunion pour faire le bilan de ses engagements, trois mois après le mouvement des «gilets jaunes» dans l’île.

«Les autochtones ont gardé leurs gênes (sic) de sauvages», écrit l’ancienne actrice dans sa lettre datée du 18 mars et rendue publique mardi, accusant les Réunionnais de «barbarie» à l’encontre des animaux.

Dans ce courrier, très virulent, Brigitte Bardot, 84 ans, évoque pêle-mêle «des réminiscences de cannibalisme des siècles passés», «une population dégénérée encore imprégnée des coutumes ancestrales, des traditions barbares qui sont leurs souches».

La militante de la cause animale, condamnée à cinq reprises pour incitation à la haine raciale, notamment pour des propos tenus contre les musulmans, parle encore d’une «île démoniaque» et pointe du doigt le sort prétendument réservé aux chiens et aux chats, ainsi que les «fêtes indiennes Tamoul avec décapitations de chèvres et boucs en offrande à leurs Dieux et dont les abats jetés à la mer attirent les requins».