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Une trentaine de bateaux bloqués par une action de la CGSP à l’écluse d’Ivoz-Ramet

Une trentaine de bateaux bloqués par une action de la CGSP à l’écluse d’Ivoz-Ramet

Commencée lundi, l’action doit se terminer mercredi. «mais on est prêts à la poursuivre si on n’est pas entendus», annonce la CGSP. Archives ÉdA E. H.

Une trentaine de bateliers acheminant des matières premières sont bloqués mardi à hauteur de l’écluse d’Ivoz-Ramet, en région liégeoise, à la suite d’une action de la CGSP qui dénonce une remise en cause de la convention sectorielle signée en 2016 sous la majorité PS-cdH.

Depuis ce lundi à 5 h 30, les portes de l’écluse d’Ivoz-Ramet, qui depuis trois mois fonctionne uniquement de jour et non plus 24 h sur 24 faute de personnel, sont fermées. Les bateliers en provenance de Genk et du canal Albert ne peuvent poursuivre leur route sur les voies navigables de Wallonie. L’action syndicale s’achèvera mercredi «mais on est prêts à la poursuivre si on n’est pas entendus», annonce la CGSP qui attend une réaction du gouvernement wallon.

Le syndicat estime que le gouvernement détricote la convention sectorielle signée en 2016 au terme d’un premier mouvement de grogne. Les agents avaient ainsi obtenu une réduction du temps de travail pour le personnel âgé de 60 ans et plus en raison de la pénibilité du travail. Le service continu avait également été reconnu pour une partie des agents, engendrant ainsi un remplacement pour chaque départ. Enfin, l’octroi du statut de contractuel, pour la place occupée actuellement, avait été octroyé aux agents réussissant un examen du Selor.

Selon le syndicat socialiste, l’actuel gouvernement rogne sur la réduction du temps de travail mais remet surtout en cause le service continu en voulant le convertir en service critique. Ceci «permet un remplacement pour cinq départs et ce remplacement ne concerne pas obligatoirement un technicien», explique la CGSP qui ajoute que le droit de grève est également bafoué au travers de la méthode que veut imposer le gouvernement régional MR-cdH.

Ce mouvement de grogne touche également les écluses de Namur, Marchienne-au-Pont, Andenne et Grands-Malades, ajoute la CGSP.