NAMUR

Namur: Procès sous haute sécurité au palais de justice

Un petit matin entre motards et policiers ce lundi au palais de justice de Namur. En cause, le premier jour d’un procès au cœur du milieu des Hells Angels.

Ce lundi à Namur commençait le procès en cour d’assises de Francis Estorez, 48 ans, poursuivi pour avoir «volontairement, avec intention de donner la mort, commis un homicide» sur la personne de Marc Dascotte. L’accusé et la victime se connaissaient et étaient issus du même milieu, les célèbres motards des Hells Angels. La réputation sulfureuse de ces bikers tout en jeans, tatouages et cuir n’est plus à faire. Ce lundi matin, vers 9 h, une petite vingtaine d’entre eux s’avançait vers les portes bâchées du palais de justice.

Pour ce procès aux accents particuliers, le palais de Justice et la police de Namur ont mis les gaz. Vers 8 h 15, premier briefing policier dans la cour intérieure du palais. Les forces de police sont alors réparties aux différents accès de la salle de cour d’assises. Le but est évidemment de surveiller toutes les entrées et sorties du palais et de la cour d’assises. Quelques minutes plus tard, deux maîtres-chiens font la ronde sur la place du palais de justice, à la recherche des premiers motards. Ils sont déjà présents, au poste, sous les premiers rayons de soleil.

Vers 8 h 50 les vestes en cuir marchent vers le palais, dans une esthétique digne d’un vieux film américain. Gueules tatouées, épaules carrées et les mots «Hells Angels» cousus en rouge vif sur leur veste noires de cuir. L’accès au palais est régulé par des barrières nadar et surveillées par l’agent de sécurité du palais. «Le but est également de permettre au palais et aux autres audiences de fonctionner correctement» explique le responsable de la sécurité pour la police de Namur. Deux drones de la police survolent la cour intérieure du palais et la place du palais de justice.

Les motards rentrent sagement dans la cour d’assises à travers un portique de sécurité, sous le regard attentif de policiers en civil et en uniforme. L’esthétique impressionnante des motards a le don de surprendre les badauds. Ceinture, clé, téléphone, les fouilles minutieuses et individuelles sont effectuées par cinq policiers. Rien ne passe, tout est contrôlé. «Nous serons présents toute la semaine, c’est un procès pas comme un autre» nous explique un policier. 

9 h 10, les Hells Angels sont tous rentrés dans la cour d’assises et le calme est de retour dans la salle des pas perdus.

Le procès peut commencer.