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Clarebout à Frameries: plus de 500 personnes ont déjà postulé

Clarebout à Frameries: plus de 500 personnes ont déjà postulé

Clarebout veut toujours s’implanter à Frameries ÉdA

Les CV affluent chez Clarebout alors que son projet d’usine framerisoise suscite la crainte. Mais le groupe agro-industriel est persuadé de pouvoir cohabiter avec les riverains, sans nuisances.

Depuis qu’il a annoncé son intention d’implanter une usine de transformation de pommes de terre entre les deux zonings industriels de Frameries, le groupe Clarebout s’était fait discret.

Pourtant à Frameries, on ne parle que de lui, et ce sont ses opposants qui se font surtout entendre. La fronde des riverains a atteint jusqu’au monde politique qui soudainement semble opposé au projet dans une certaine unanimité, alors que d’aucun n’hésitait pas à mettre en avant l’emploi créé dans une zone au chômage endémique.

Mais ce vendredi, le groupe est sorti de sa réserve. Pour se réjouir de son prix Gazelle, obtenu mercredi soir lors d’une soirée de gala organisée dans les murs du Pass… à Frameries.

«Le groupe Clarebout se réjouit d’avoir une nouvelle fois été récompensé lors des Trends-Tendances Gazelles. Cette édition 2019 l’a consacré dans la catégorie “ grandes entreprises ” qui observent la plus forte croissance en chiffre d’affaires et emplois créés dans le Hainaut. Il s’agit là d’une prestigieuse distinction qui montre une nouvelle fois la stratégie du groupe familial qui a su développer un modèle économique performant autour de la transformation de la pomme de terre», s’enthousiasme-t-il dans un communiqué.

Ce prix, c’est l’occasion pour le groupe de rappeler ses futurs projets de développement. A Warneton d’une part, où «la priorité numéro un est de construire un second congélateur à Warneton pour assurer la flexibilité, d’accroître les espaces de stockage et de sécuriser l’emploi existant sur le site.» Un site qui emploie plus de 800 personnes.

Frameries toujours dans le viseur

Et à Frameries d’autre part, où le groupe n’affiche pas une volonté de faire marche arrière. Son autre priorité est toujours de construire un troisième site de production et le site à l’étude en ce sens reste celui où se trouvent déjà des centres de stockage de pommes de terre et où il construit un bâtiment frigorifique.

«Clarebout a la volonté de développer ce projet d’une manière positive à l’esprit de toute la région et en respectant l’environnement et la population locale au sens large», précise la société, qui «s’engage, dans la compréhension de l’inquiétude actuelle des riverains, à examiner d’une manière approfondie toutes les préoccupations.»

«Cependant, poursuit Clarebout, nous sommes convaincus qu’en appliquant les dernières et plus modernes technologies en matière de bruit et odeur, et par la manière dont la société sera implantée, que les soucis des riverains peuvent être enlevés.»

Bon pour l’économie?

Le groupe n’entend pas plier bagage, au contraire. Son souhait est de s’ancrer durablement dans le Hainaut et termine en soulignant son impact sur l’activité économique.

«L’impact positif sur le développement de l’écosystème autour d’un tel projet ne peut pas être sous-estimé. C’est pourquoi nous nous réjouissons qu’à ce jour, nous avons déjà reçu plus de 500 CV de candidats locaux pour tous types de postes et de nombreux agriculteurs et entreprises locales ont clairement manifesté leur intention de travailler en collaboration pour ce projet.»

Les dirigeants de Clarebout seront présents à Mons le 20 mars prochain, à l’occasion du Conseil d’Administration de l’IDEA, pour défendre leur projet auprès des administrateurs de l’intercommunale.