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Mort de Priscilla Sergeant: un mineur condamné par le tribunal de la jeunesse

Mort de Priscilla Sergeant: un mineur condamné par le tribunal de la jeunesse

Belga

Le tribunal de la jeunesse de Bruxelles a condamné vendredi J., l’un des mineurs impliqués dans la mort de Priscilla Sergeant, 14 ans, en 2012, à une réprimande.

Le garçon, qui vient d’avoir 19 ans, a été reconnu coupable de traitement inhumain ayant entraîné la mort, de coups et blessures volontaires ainsi que d’atteinte à la pudeur. Selon le tribunal, il a toutefois repris sa vie en main. Il a également déjà passé plusieurs années en institution de jeunesse et en maison de redressement.

Priscilla Sergeant, une habitante d’Huizingen, a été retrouvée morte le 20 juillet 2012 dans un champ à Tourneppe. Trois suspects ont été appréhendés le 16 août de la même année: Johan D.V., 46 ans, J., 12 ans, et A., 16 ans. Les trois individus auraient harcelé la victime des heures durant au domicile de D.V., puis auraient caché le corps. D.V. a été mis sous mandat d’arrêt et les deux mineurs ont été placés par le juge de la jeunesse, A. d’abord à Everberg et ensuite à Mol, J. à Ruiselede.

En juin 2016, après conclusion de l’enquête judiciaire, le juge d’instruction a renvoyé J. et A. devant le tribunal de la jeunesse. Le dossier a été introduit en début d’année, et son examen a été immédiatement reporté à septembre. Enfin, la date du 25 janvier 2019 a été fixée et l’arrêt, pour J., a été prononcé ce vendredi.

Le tribunal de la jeunesse a estimé que bien que J. était sous l’influence de A. et D.V., il avait participé aux faits sans y être contraint. «Il n’a pas souhaité sa mort, mais il en est bien responsable», selon l’arrêt. Cependant, le tribunal a estimé qu’il avait été intensément suivi pendant quatre ans et qu’il était devenu un jeune homme équilibré, qui n’avait plus affaire avec la justice et avait montré une empathie et des regrets sincères.

Aucune mesure à l’encontre d’un autre mineur

Le tribunal de la jeunesse n’a imposé aucune mesure à l’encontre d’un mineur pour son implication dans la mort de Priscilla Sergeant. Le tribunal a reconnu cet homme, qui vient d’avoir 24 ans, coupable de traitement inhumain ayant entraîné la mort, de coups et blessures volontaires ainsi que d’attentat à la pudeur, mais a souligné qu’un dessaisissement n’était pas possible. Une réprimande, comme infligée à un autre mineur plus tôt, n’aurait pas été suffisante compte tenu de la gravité des faits et du manque de regret exprimé par A.

Le tribunal de la jeunesse a estimé que A. avait joué un rôle important et déterminant dans les faits. Tout comme J., il a été intensivement suivi pendant quatre ans, tant en institutions que lorsqu’il était chez lui, mais ce suivi n’a apporté que peu de résultats. A. n’a jamais montré de regrets et encore moins d’empathie pour la famille de la victime.