BELGIQUE

BNP Paribas Fortis veut fermer 267 agences dans les trois ans, jusqu’à 2.800 emplois menacés

BNP Paribas Fortis veut fermer 267 agences dans les trois ans, jusqu’à 2.800 emplois menacés

De 678 agences actuellement, la banque passera à 592 à la fin de l’année et à 411 fin 2021. BELGA

BNP Paribas Fortis indique sa volonté de fermer, dans les trois ans, 267 de ses 678 agences. Jusqu’à 2.800 emplois sont menacés. «Il ne devrait pas y avoir de licenciement sec», selon un représentant de la CNE.

BNP Paribas Fortis va supprimer 267 de ses 678 agences d’ici 2021, a annoncé ce vendredi la banque. Ce qui coûtera de 2.600 à 2.800 emplois.

«L’accélération de la transformation digitale des habitudes bancaires de nos clients implique d’importants investissements dans la transformation de notre modèle de distribution. Pour ce faire, nous devons prendre en compte l’évolution exponentielle de la banque digitale et à distance, tout en conservant une présence physique forte sur le marché belge», justifie BNP Paribas Fortis.

 

Plus de 1,9 milliard d’euros de bénéfices l’an dernier

 

De 678 agences actuellement, la banque passera à 592 à la fin de l’année et à 411 fin 2021. À cette échéance, jusqu’à 2.800 emplois auront été supprimés, de manière la plus «naturelle» possible et via des plans de départs volontaires, affirme-t-on. Un conseil d’entreprise extraordinaire est prévu ce vendredi.

De ses résultats publiés ce jour également, il ressort que BNP Paribas Fortis a engrangé plus de 1,9 milliard d’euros de bénéfices l’an dernier, soit une hausse de 1,8%, malgré le ralentissement de la croissance, les taux d’intérêt bas et les tensions commerciales internationales, se félicite la banque.

 

Pas de licenciement sec, selon la CNE

La direction de BNP Paribas Fortis a annoncé aux syndicats ce vendredi, à l’occasion d’un conseil d’entreprise extraordinaire, la suppression de 2.600 à 2.800 emplois d’ici 2021. La banque prévoit quelque 1.600 départs volontaires, plus de 1.000 plans d’accompagnements sociaux mais également l’engagement de 600 personnes en trois ans, a précisé Frédéric Van Engeland, représentant de la CNE, à l’agence Belga. Aucun licenciement sec n’est donc prévu.

Cette annonce ne constitue pas une surprise pour les syndicats qui négocient depuis septembre dernier sur les moyens sociaux pour les départs des travailleurs.

«La direction a annoncé ce vendredi le nombre d’agences qui vont fermer les trois prochaines années car, d’après elle, il y a de moins en moins de clients dans les enseignes physiques, puisqu’ils utilisent davantage les canaux digitaux», ajoute le représentant syndical. «Certains villages sont désertés, c’est une catastrophe pour pas mal de gens.»

Au total, environ 2.600 à 2.800 équivalents temps plein seront supprimés mais la banque compte également engager 200 personnes par an d’ici 2021. «Il ne devrait pas y avoir de licenciement sec», poursuit le représentant de la CNE. «C’est ce pour quoi on avait négocié, ce pour quoi nous avons accepté que les gens de BNP travaillent six jours de plus gratuitement par an.»