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PHOTOS & VIDÉOS | 21 villes belges sont plus chaudes que le climat

De Tournai à Mons en passant Louvain-la-Neuve et Namur, c’est toute la Belgique qui est mobilisée pour le climat ce vendredi jour de grève internationale pour le climat. En tout

De Bruxelles à Gand, en passant par Liège, Mons, Namur ou Anvers, une vingtaine d’actions étaient prévues aux quatre coins de la Belgique ce vendredi à l’occasion de la grève internationale pour le climat, «Global strike for future», initiée par les jeunes du monde entier de Youth for Climate, ayant emboîté le pas à la Suédoise Greta Thunberg.

L’appel s’étendait cette fois au-delà de la jeunesse, puisque les syndicats notamment ont déjà annoncé leur soutien au mouvement, sans toutefois déposer de préavis général de grève.

 

Où ?

 

800 peronnes. Du côté de Liège, un rassemblement était prévu à 10h00 devant la gare des Guillemins. Quelque 800 jeunes, selon les estimations de la police, y étaient rassemblés. Dans les discours, sur les pancartes et autres calicots, la détermination des jeunes est limpide. Pas question de baisser les bras: «Notre école ne voulait pas que l’on participe, alors on a séché, affirme Amandine, élève en 3e secondaire. Il y a tellement de pays qui participent aujourd’hui qu’on ne voulait pas rater ça, c’était impossible!»

 

 

Un autre rassemblement a eu lieu à Namur, de 11h00 à midi, place d’Armes. Plusieurs centaines de personnes ont manifesté. Outre des élèves des écoles secondaires namuroises, de nombreux étudiants de l’université de Namur (UNamur) se sont joints à l’opération.

 

 

1500 personnes. A Mons, le rendez-vous était donné à 10h00 place Léopold, pour un départ de cortège à 10h30. Entre 1500 et 2000 personnes étaient rassemblées. Durant près de deux heures, les manifestants ont parcouru les rues du centre-ville et une partie des boulevards ceinturant le cœur de ville, encadrés par la police. Les slogans qui animent depuis 10 semaines les manifestations pour le climat étaient de la partie.

 

 

400 personnes. Ainsi qu’à Tournai, où entre 300 à 400 personnes, jeunes et moins jeunes de la région de Tournai, ont participé à une manifestation.

À la demande de la police, le cortège s’est élancé une demi-heure plus tôt que prévu, soit à 9 h.

 

 

4000 personnes. A Marche, des milliers de jeunes des écoles ont bravé la pluie. Pas loin de 4000 personnes ont été recensées dans les rues de Marche. Partis de leur établissement, tous ont convergé en marchant dans les rues de la ville vers la Place aux Foires, où les prises de parole se sont succédé.

 

 

1000 personnes. A Arlon, un millier de personnes, beaucoup de jeunes mais pas seulement, et plusieurs associations ont démarré la marche qui a pris son essor dans le piétonnier de la Grand Rue.

 

 

2000 personnes. A Philippeville, près de 2000 personnes ont manifesté dans les rues. Après un tour sur les boulevards, c’est sur la place d’Armes que tout ce beau monde s’est rassemblé pour écouter les revendications du Conseil Communal Consultatif des Jeunes.

 

 

3000 personnes. A Louvain-la-Neuve, un rassemblement s’est déroulé vers 13h. Trois milles personnes se sont réunies sur la place de l’Université, certains avec des pancartes au slogan original, comme «La Terre, tu la veux bleue ou bien cuite?»

 

 

À Bruxelles, plusieurs milliers de citoyens ont commencé à déferler dans les rues de Bruxelles, ce vendredi vers 13h45, depuis la gare du Nord, point de départ de la grande manifestation.

 

 

A Waremme, près de 400 jeunes de huit écoles primaires de Waremme sont descendus dans la rue ce vendredi après-midi, afin de prendre part à la marche pour le climat et de protester contre le réchauffement climatique.

 

 

En Flandre aussi

Des rassemblements et marches sont aussi attendus entre autres à Louvain, Hasselt, Anvers, Gand, Courtrai, Vilvorde, Bruges ou Ostende.

Les syndicats s’affichent solidaires des revendications des jeunes, sous la bannière «Workers for climate», qui formule cinq revendications, dont un plan climat ambitieux, une loi climat garantissant une transition écologique et sociale ou encore un seul ministre fédéral en charge du climat, de l’énergie et de la mobilité.

«Nous aussi, travailleurs et travailleuses, voulons une planète viable et un futur pour nos enfants et petits-enfants», souligne la CSC. Celle-ci n’a pas déposé de préavis général de grève mais ses affiliés qui souhaiteraient rejoindre le mouvement seront couverts par une indemnité, précise le porte-parole du syndicat chrétien.

La FGTB annonce pour sa part «un soutien massif» à la grève pour le climat et son président, Robert Vertenueil, sera lui-même en grève. Si le syndicat n’a pas déposé de préavis général, plusieurs centrales ont chacune déposé un préavis de grève effectif, tandis que d’autres ont opté pour une forme de soutien différente, comme venir en équipe à la manifestation.

La CGSP Admi par exemple a indiqué soutenir ses affiliés qui prendront part aux actions, via des dépôts de préavis et une indemnité de grève.

Au sein de la FGTB Bruxelles plus précisément, un appel à la grève a été initié pour la première fois par la section «jeunes» du syndicat. «Et nous les soutenons», précise la porte-parole de la FGTB Bruxelles.

Le syndicat libéral n’a pas non plus déposé de préavis de grève, même si le climat fait partie de ses revendications. «Nous soutenons le mouvement, mais pour qu’un plus grand nombre puisse adhérer aux mesures proposées, nous estimons qu’elles doivent aussi être sociales et justes», indique la CGSLB dans un communiqué.

Pas que les jeunes, les chercheurs aussi

Trois cents chercheurs belges, français et suisses ont par ailleurs appelé à la grève pour le climat. «C’est devenu, pour ceux qui possèdent une parcelle de savoir, un impératif moral et politique d’accompagner et d’encourager cette mobilisation de la jeunesse», indiquaient-ils dans une tribune.

Enfin, les ONG’s ont d’ores et déjà annoncé leur présence lors de la marche organisée vendredi à Bruxelles. «Ces jeunes nous montrent que l’avenir, c’est eux! Ils nous bousculent, ils nous titillent et pour tous ceux qui ont déjà participé à leurs marches, ils nous rendent espoir», souligne le CNCD-11.11.11.

La circulation sera perturbée dans le centre-ville et sur la petite ceinture entre 13h00 et 15h00, avertit la police. Une vingtaine de lignes de bus pourraient aussi être perturbées en fonction de l’avancée du cortège, selon la Stib, qui a publié ces lignes sur son site.

La grève de vendredi sera observée dans plus de 90 pays.