MODE

TENDANCE | Le cycliste fait son retour mais doit-on vraiment y succomber?

La mode de ce printemps s’inspire des pièces emblématiques de la mode des années 90. Une bonne nouvelle? Pas forcément. La preuve avec le cycliste que les stars se mettent à porter dans la vie de tous les jours. De là à l’adopter, il n’y a qu’un pas que certaines franchiront, hélas.

Nul ne sait encore si le cycliste fera un flop ou un top. Mais en attendant, les grandes marques de haute couture l’ont décliné sur les podiums et les influenceuses, Kim Kardashian en tête, s’y sont mises pour de bon. Une bonne raison de s’y mettre aussi? Peut-être pas…

Delphine Dumoulin, styliste photo décrypte avec nous cette tendance.

«Le cycliste est un vêtement sportif au départ, il fait partie de la famille des shorts techniques. Mélange de fibres et d’élasthanne, ce short très près du corps est d’abord conçu pour le cyclisme, puis pour le fitness dans les années 80. On le retrouve alors dans de nombreuses couleurs acidulées. On le portera vraiment comme vêtement à part entière en 1989-90, en pleine vague du New Beat. Mais cette mode ne dure pas!»

Revival

Jusqu’à faire son grand retour sur les podiums en 2018, dans la lignée des tendances sportwear et nineties revival.

Mais pour Delphine Dumoulin, il n’est plus question de le porter en vêtement. Le cycliste ne se porte qu’en accessoire, noir. «On le combine à d’autres pièces. On ne le porte surtout pas comme short. On peut l’associer à une jupe, une robe, d’où le cycliste ne fera que dépasser. Mais de là, à le porter avec un simple t-shirt court. Non! Ce n’est pas le vêtement le plus sexy, ni le plus facile à porter. Et ce n’est pas du tout flatteur comme pièce… On essaie d’éviter l’effet «camel toe», si vous voyez ce que je veux dire! (NDLR: comprenez patte de chameau ou lorsque l’entrejambe est trop visible).»

On craque ou on zappe?

Des podiums à la rue, le cycliste passera-t-il le cap? Rien n’est moins sûr! «Quand Kim Kardashian porte le cycliste, ça correspond à son style. Elle veut mettre ses formes le plus en valeur possible, et ça s’y prête parfaitement! Je ne suis pas certaine pour autant qu’une fille lambda, avec les mêmes formes puisse se permettre de porter le cycliste comme le fait Kim Kardashian. Ça reste très original comme look, pointu. Il faut pouvoir l’associer correctement, afin que ça soit élégant. Les jeunes filles s’y mettront peut-être, ou les vraies fashionistas. Mais, ça ne va clairement pas à tout le monde. Il faut avoir la taille marquée et un corps bien ferme…»

Trois autres horreurs des nineties à bannir

TENDANCE | Le cycliste fait son retour mais doit-on vraiment y succomber?
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Le sac banane

Au départ, c’est sur les podiums des défilés Louis Vuitton et Chanel que le sac banane a fait sa réapparition très remarquée.

Mais attention, pas question de le porter autour de la taille, le sac banane 2.0 coûte non seulement une fortune, exhibe fièrement son logo couture et se porte sur la poitrine.

Les rappeurs US en ont fait leur nouveau fourre-tout et les starlettes l’ont adopté illico. Certaines n’hésitant même pas à le porter façon old school comme Kendall Jenner (photo), star des podiums et sœurs cadette des Kardashian. Autant dire, une vraie consécration.

Mais faut-il pour autant y succomber? A-t-on vraiment envie d’un second ventre posé sur son propre ventre que l’on peine déjà parfois à camoufler? Pas vraiment. On zappe.

Les Buffalo

TENDANCE | Le cycliste fait son retour mais doit-on vraiment y succomber?
Buffalo
Tout le monde se souvient de ces baskets énormes qui transformaient quiconque les portait en monstre à gros pieds.

Les petites pensaient qu’en porter leur ferait gagner quelques centimètres supplémentaires mais c’était sans compter l’aspect massif de ces sneakers qui rendaient tout le monde un peu difforme.

Et pourtant, depuis l’année dernière, les Buffalo font leur grand retour. Adoptées par les jeunes qui en ont fait une pièce iconique de leur street style.

Pourquoi il faut les oublier? Parce que même si elles se sont un peu modernisées, elles ont conservé leur aspect massif et «gros pieds» garantis.

Le survèt en toile parachute

C’était le genre de sweat-shirt que l’on entendait arriver avant même de voir la personne qui le portait tant il émettait un bruit particulier. Non seulement, le mélange (bien sûr, pourquoi les fabriquer de façon unie, mélanger les couleurs flashys c’est bien mieux!) des couleurs était immonde mais en plus il ne convenait à aucune occasion. Trop chaud lorsqu’il y avait un rayon de soleil, trop léger lorsque le vent se levait, le survêtement en toile parachute était une mauvaise idée dès le départ, ce qui n’a pas empêché des millions de personnes d’en porter.

On espère juste avioir plus de jugeote en 2019 mais rien n’est moins sûr.