«Nous étions émerveillés comme des gosses»

«Se produire sous un vrai chapiteau hyper bondé, de plus celui d’une sommité comme Fratellini, c’était magique. …» EdA

Les yeux des trois clowns-acrobates brillent quand ils évoquent cette première piste de 1988.

«Nous n’étions plus des gamins quand nous avons présenté le spectacle, explique François, mais nous produire sous un vrai chapiteau hyper bondé, de plus celui d’une sommité comme Fratellini, c’était magique. Pour nous, c’était la plus belle des récompenses après le stage…»

Cette année-là, le jeune jongleur Pascal Dauvillée, devait également se distinguer en remportant le second prix de la Piste. Les notions de Piste d’or, d’argent ou de bronze pour désigner les prix attribués aux artistes n’apparaîtront quant à elles que deux années plus tard.

Même s’ils ne rejouèrent qu’à de rares occasions par la suite, François, Alain et Didier n’ont rien oublié de ce numéro qu’ils avaient appelé «la chaise».

Pour la circonstance, ils avaient également adopté des noms de scène scellant celui de leur trio: Fernando, Grand Colo et Tondrax.

En 2002, François succédait à Pierre Beudin et Philippe Deman, comme directeur du Festival de la Piste aux Espoirs. Il a été rejoint cinq ans plus tard par Philippe Deman qui revint dans l’aventure au sein de laquelle la Maison de la Culture s’investit de plus en plus.

S’il est un regret que cultive aujourd’hui le premier, c’est de ne plus pouvoir offrir - ou qu’à de trop rares occasions - la possibilité aux amateurs de se produire sous un vrai chapiteau (mais plutôt en salle). C’est une question de budget et d’organisation, les chapiteaux étant aujourd’hui majoritairement occupés par les compagnies professionnelle.