C’est d’abord un parc animalier de cinq hectares. Alpagas, lamas, chèvres boers, moutons, cochons laineux, lapins angora et dix-neuf autres espèces aux caractéristiques lainières différentes s’y promènent.

La Source-Animalaine, c’est ensuite un musée vivant de la laine. Il présente les étapes du travail du duvet blanc aujourd’hui et au début du XXe siècle. «L’idée est de montrer comment on arrive à un produit fini à partir d’un mouton, explique Michael Rifon, directeur de l’ASBL implantée à Bizory. Nous avons également créé un second musée sur la vie rurale de nos campagnes entre 1900 et 1930. Le mode de vie de cette époque est exposé à travers une collection d’objets et d’outils de la vie quotidienne d’antan. Un fer à repasser, un lit, une cuisinière, un vieux téléphone: tout est là pour voyager dans le temps de nos aïeuls.»

À côté de son volet touristique, La Source-Animalaine mène également un projet social en hébergeant des personnes porteuses d’un handicap mental de léger à modéré. «Les gens que nous accueillons éprouvent un profond désir de mener une vie classique, avec un travail valorisant et leur «petit chez soi». Nous leur offrons ici une structure sociale en marge des entreprises classiques souvent axée sur la rentabilité», poursuit le directeur. Le jour, les 26 résidents font ainsi tourner leur musée en assurant des tâches très concrètes, comme l’accueil et la guidance des visiteurs, l’entretien du parc, la tenue de la boutique ou de la cafétéria ou encore la réfection des objets du musée. «Le soir, après leur journée de travail, ils reprennent leur train-train quotidien, plus ou moins accompagnés par nos dix éducateurs pour réaliser les tâches de la vie quotidienne», termine Michael Rifon.