Par la voix du bouillonnant délégué général du MR, Georges-Louis Bouchez, les réformateurs souhaitent entendre «en urgence» des représentants de la direction des Éditions de l’Avenir et des représentants des journalistes au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

L’information a été diffusée hier par nos confrères du Soir.

Georges-Louis Bouchez veut, comme le ministre des Médias Jean-Claude Marcourt l’a déclaré lui aussi mercredi, faire toute la lumière sur la question d’une éventuelle liste noire (qui aurait guidé le choix des trois journalistes de L’Avenir licenciés lundi) et sur le verrouillage des accès au site internet et aux réseaux sociaux.

«On ne peut pas tolérer que des journalistes soient ciblés et licenciés pour ce qu’ils ont dit ou écrit, à partir du moment où les règles de déontologie ont bien été respectées. En 2013, au moment du rachat de L’Avenir par Nethys, Charles Michel parlait d’une Berlusconisation de la Wallonie. En voici l’illustration parfaite», confie-t-il au Soir.

À la Fédération Wallonie-Bruxelles, le MR est le premier parti de l’opposition. À la Région wallonne, qui exerce la tutelle sur les intercommunales, le MR est dans la majorité avec le cdH. L’élu MR précise que des débats peuvent aussi être menés à la Région.