ASSISES D’ARLON

Meurtre de Gérouville: «Arrête de mentir! Tu sais très bien ce qui s’est passé cette nuit-là»

Meurtre de Gérouville: «Arrête de mentir! Tu sais très bien ce qui s’est passé cette nuit-là»

Assises Carlo Christophe et Jérôme Koné pour le meurtre de Nasreddine Mhadbi EDA Claudy Petit

Ce jeudi matin vers 10 h, les jurés de la cour d’assises du Luxembourg sont entrés en délibération.

Ils rendront leur verdict de culpabilité dans quelques heures. Un travail long et complexe car ils devront répondre à 38 questions et devront motiver leur décision, pour chaque question.

Ce matin dès la reprise de l’audience à 9 h, la parole était accordée en dernier lieu aux accusés.

Carlo Christophe a dit peu de chose.

Il s’est dit déçu: «Ce que j’attendais de cette cour d’assises, c’est que la vérité soit dévoilée. Mais manifestement il n’en veut pas (NDLR. «Il», c’est l’autre accusé). Je reconnais mes responsabilités dans ce que j’ai fait. Je suis sincèrement désolé pour ce qui s’est passé.»

 

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«Je jure devant Dieu, je n’aurais jamais fait ça»

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L’autre accusé, Jérôme Kone, a pris la parole à son tour, mais plus longuement, pendant deux minutes au moins.

«Ce qui s’est passé cette nuit-là, j’en suis sincèrement désolé. J’ai eu un comportement lâche. J’aurais pu faire quelque chose. Prendre le dessus. Mais je ne l’ai pas fait. Et ça, je le regretterai toute ma vie.

Si on avait fait ça à mon petit frère, je n’ose même pas imaginer ce que je ressentirais. J’assume tout ce que j’ai fait cette nuit-là.

Kone, de sa haute stature – il mesure 1,95 m – se tourne alors vers l’autre accusé, Carlo Christophe.

Il l’interpelle: «Carlo et moi, on sait exactement ce qui s’est passé cette nuit-là. Tu le sais bien, toi, ce que tu as fait! Arrête de mentir!»

Jérôme Kone n’en a pas fini: «Peu importe le temps qu’il me reste à vivre. J’assumerai ce que j’ai fait. J’ai fait beaucoup d’erreurs dans ma vie, oui, mais je n’ai jamais été un tueur. Je sais ce que c’est, la souffrance. Mais jamais je n’aurais tué quelqu’un.

Je jure devant Dieu, je n’aurais jamais fait ça. Je suis désolé. Merci de m’avoir écouté.»