La maison située au n° 79 de la place du Sablon à Dison est particulière. Particulière parce qu’il s’agit de la seule habitation privée classée de la commune.

Ensuite, derrière sa belle façade de briques, rien ne semble avoir bougé depuis le siècle dernier: les meubles, peintures, vaisselle, manuscrits… Mais c’est leur propriétaire qui fait de cette maison et de ces objets des biens encore plus précieux: ils appartenaient à Adolphe Hardy. Le poète de l’Ardenne est né à Dison en 1868 et a vécu dans cette maison jusqu’à son départ pour la capitale pour diriger un journal.

Si un musée lui rend hommage aujourd’hui dans son ancienne habitation, c’est grâce à une ASBL, Les Amis d’Adolphe Hardy regroupant 250 membres. Ceux-ci sauvegardent et promeuvent le patrimoine artistique et littéraire disonais dans son ensemble, son histoire. «Tout au long de l’année, de nombreuses personnes viennent nous donner des anciennes photos ou des documents. Nous classons tout par catégorie. C’est un gros travail, explique Chantal Paulus, secrétaire de l’ASBL Les Amis d’Adolphe Hardy. Nous avons une belle collection. Pour des recherches, on vient régulièrement la consulter».

Cette préservation de tout un pan du patrimoine disonais, on la doit, au départ, à un homme: Joseph Gélis. Admiratif des écrits d’Adolphe Hardy, il acquiert son ancienne maison. Plus tard, il rencontrera la veuve de l’écrivain, Germaine Hardy-Vandenboek, à la foire aux livres de Bruxelles. Celle-ci a fait don à l’ASBL de nombreux écrits et meubles d’Adolphe Hardy. Le musée était né.

Restait à le faire vivre. Des membres de l’association s’y attachent en organisant des expositions, une bourse aux livres et aux jouets le 23 mars prochain, en publiant différents ouvrages historiques sur Dison etc. D’autres amoureux du patrimoine disonais sont les bienvenus pour les y aider.