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Crise au Venezuela: la Colombie nie toute relation avec le «dictateur» Maduro

Crise au Venezuela: la Colombie nie toute relation avec le «dictateur» Maduro

Marta Lucia Ramirez AFP

La vice-présidente de Colombie, Marta Lucia Ramirez, a réagi à l’annonce samedi par le Venezuela de la rupture des relations diplomatiques bilatérales, en répondant qu’il ne pouvait rompre des relations inexistantes, et a à nouveau qualifié le président Nicolas Maduro de «dictateur».

Mme Ramirez a affirmé sur Twitter que «Maduro ne peut rompre des relations diplomatiques que la Colombie n’a pas avec lui», ajoutant que le dirigeant chaviste «n’est qu’un dictateur qui occupe de force Miraflores», le palais présidentiel à Caracas.

«Notre gouvernement n’a pas nommé d’ambassadeur là-bas, ni ne reconnaît l’ambassadeur de Maduro, étant donné que son mandat (présidentiel) s’est achevé le 9 janvier», a-t-elle précisé.

Nicolas Maduro avait annoncé un peu plus tôt la rupture des liens diplomatiques avec la Colombie, en dénonçant l’appui que le président Ivan Duque apporte à son opposant Juan Guaido pour faire entrer de l’aide humanitaire au Venezuela.

«J’ai décidé de rompre les relations politiques et diplomatiques avec le gouvernement fasciste de Colombie dont les ambassadeurs et consuls ont 24 heures pour quitter le Venezuela», a-t-il déclaré lors d’un rassemblement de ses partisans à Caracas.

Pour Nicolas Maduro, dont la réélection est jugée frauduleuse par ses adversaires et qui a entamé son nouveau mandat le 10 janvier, «la patience est à bout, nous ne pouvons continuer de supporter que le territoire de Colombie se prête à une agression contre le Venezuela».

«Sortez d’ici, dehors les oligarques» a-t-il lancé, ajoutant: «Ivan Duque, tu es le diable», jamais un gouvernement de Colombie n’était tombé aussi bas».

Des violences ont éclaté à la frontière entre les deux pays samedi, notamment quand quatre camions ont tenté de forcer le passage, soutenus par la foule exigeant le libre passage de l’aide humanitaire envoyée principalement des États-Unis pour pallier les pénuries dans l’ancienne puissance pétrolière en crise.

Nicolas Maduro ne veut pas de cette aide, des vivres et des médicaments notamment, qui cache selon lui une tentative d’intervention militaire américaine pour l’évincer du pouvoir.