FRANCE

Affaire Benalla: «Beaucoup de contre-vérités» dans le rapport du Sénat

Affaire Benalla: «Beaucoup de contre-vérités» dans le rapport du Sénat

Le rapport d’enquête du Sénat comporte des «contre-vérités» selon le gouvernement français. AFP

Le porte-parole du gouvernement français Benjamin Griveaux a dénoncé mercredi «beaucoup de contre-vérités» dans le rapport d’enquête du Sénat sur l’affaire Benalla, du nom de l’ex-chargé de mission d’Emmanuel Macron.

«L’Élysée aura l’occasion d’apporter des réponses factuelles sur manifestement beaucoup de contre-vérités qui se trouvent présentes dans le rapport» sénatorial, a-t-il déclaré, précisant ensuite que cela sera fait «rapidement», mercredi ou jeudi. La commission d’enquête a dénoncé des «dysfonctionnements majeurs» au sein de l’Élysée dans cette affaire.

«Le président de la République n’a pas évoqué ce sujet» lors du Conseil des ministres qui a eu lieu au même moment que la présentation du rapport sur l’affaire Benalla au Sénat, a précisé M. Griveaux à l’issue de celui-ci.

«Souffrez que nous ne cédions pas à l’urgence du moment […] le temps de réunir les éléments factuels pour répondre à des contre-vérités», a ajouté le porte-parole.

«Nous sommes très attachés à la séparation stricte des pouvoirs dans notre pays […] Mais je trouve curieux que les assemblées aient à se prononcer sur l’organisation du pouvoir exécutif. Si le pouvoir exécutif se prononçait sur l’organisation du travail des assemblées, on crierait à la fin de la séparation des pouvoirs», a par ailleurs regretté M. Griveaux.

Ouverture d’une enquête pour «dissimulation de preuves»

Le parquet de Paris a annoncé mercredi avoir ouvert la semaine dernière une enquête préliminaire pour déterminer s’il y a pu avoir des «dissimulations de preuves» dans le cadre des différentes enquêtes visant Alexandre Benalla et son entourage.

Cette enquête ouverte vendredi 15 février a été confiée à la brigade criminelle. Elle vise notamment des propos tenus en garde à vue par l’ex-chargé de mission à l’Élysée sur son coffre-fort, qui n’a jamais été retrouvé par les enquêteurs, mais aussi les enregistrements de ses conversations avec son ami Vincent Crase dans lesquelles ils évoquent des messages effacés de leur téléphone, a indiqué une source proche du dossier à l’AFP.