VERVIERS

Francken et Targnion se répondent: une «plainte», à cause de «connards d’extrémistes»

Francken et Targnion se répondent: une «plainte», à cause de «connards d’extrémistes»

Muriel Targnion évoque un «moyen démocratique» de s’opposer à la conférence prévue mardi soir pour expliquer sa présence parmi les manifestants contre lesquels Theo Francken a décidé de porter plainte. ÉdA Philippe Labeye

Alors que Theo Francken a annoncé son intention de porter plainte contre les manifestants ayant empêché sa conférence de mardi soir à Verviers, la bourgmestre Muriel Targnion regrette pour sa part les débordements attribués à quelques «connards d’extrémistes».

Alors qu’il devait donner une conférence mardi soir à Verviers, afin d’y présenter son dernier livre «Continent sans frontière», l’ancien secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, Theo Francken, a finalement dû renoncer et faire demi-tour. Quelque 200 manifestants ont en effet virulemment protesté contre sa venue et n’ont pas hésité à vandaliser le véhicule transportant l’homme politique N-VA.

 

 

Ce matin, Theo Francken annonce son intention de porter plainte et s’interroge sur la présence de la bourgmestre, Muriel Targnion, parmi les manifestants.

«Je porterai plainte à la police contre la manifestation d’hier à Verviers», a-t-il ainsi annoncé ce matin sur les ondes de Radio 1. «Le rôle d’un bourgmestre est pourtant d’être responsable de la sécurité et de la police. […] Il y a ici un problème en termes de déontologie», a encore indiqué l’ancien secrétaire d’État sur les antennes, cette fois, de RTL et de la RTBF.

 

«Un moyen démocratique»

 

Par respect pour la liberté d’expression, «je n’ai pas interdit la conférence de Monsieur Francken», répond pour sa part Muriel Targnion ce mercredi matin. «En manifestant, j’ai utilisé un moyen démocratique pour m’y opposer», précise-t-elle, pointant la participation d’autres représentants et sympathisants de partis politiques «tels qu’Écolo, le PTB ou encore le cdH».

«En tant que femme politique de gauche, je ne peux accepter ses propos. On ne peut pas nier que Monsieur Francken a suscité de nombreuses polémiques à travers ses tweets que l’on peut assimiler à du racisme et de la xénophobie», ajoute-t-elle.

 

«Connards d’extrémistes»

 

Cependant, la bourgmestre de Verviers n’admet pas le recours à la violence usé par certains des manifestants présents mardi soir, qu’elle n’hésite pas à qualifier de «connards d’extrémistes»: «J’espère que les manifestants de gauche n’utiliseront pas les armes de ces connards d’extrémistes. Sinon on n’est pas mieux qu’eux», a-t-elle ainsi déclamé devant le micro de RTL-TVI.