VERVIERS

PHOTOS & VIDÉO| Conférence de Theo Francken à Verviers annulée: sa voiture, cible de projectiles

Attendu à l’Hôtel Verviers ce mardi soir par quelque 200 auditeurs… et autant de manifestants en front antifasciste, l’ex-secrétaire d’État NV-A à l’Asile et à la Migration a annulé sa conférence quand sa voiture s’est fait caillasser aux abords de l’hôtel.

Theo Francken, l’ex-secrétaire d’État NV-A à l’Asile et à la Migration, n’a finalement pas tenu sa conférence à Verviers pour la sortie de son livre Continent sans frontière. Il était attendu de pied ferme par un chaud comité d’accueil d’opposants, à l’appel de la FGTB, rejointe par des militants de la CSC, du secteur associatif, du Front antifasciste liégeois et aussi de gilets jaunes. Avec des poussées d’adrénaline, de jets de pierre voire de chaises de terrasses, comme au passage de membres du groupe d’extrême droite Nation. Avec également des échauffourées entre des policiers et des gilets jaunes, dont un a été interpellé.

Annoncé pour intervenir à 18 h 30, Theo Francken a fini par se présenter en voiture, vers 20 heures, aux abords de l’Hôtel Verviers, qui était placé sous forte surveillance policière. Sa BMW a toutefois été la cible de jets de pierres, de la part de manifestants.

 

 

Après quelques tours dans les environs, il a rebroussé chemin et a tweeté ce message (en néerlandais, que nous traduisons ici): «La situation est devenue incontrôlable. Voiture attaquée par un groupe d’extrême gauche. La police ne peut pas assurer ma sécurité. La bourgmestre PS est juste en train de discuter agréablement (NDLR: parmi les manifestants). Lecture annulée. Pensée unique hallucinante. Démocratie?»

 

 

Des organisateurs et sympathisants de l’ancien secrétaire d’État ont toutefois tenté, par téléphone, de le convaincre de revenir à l’Hôtel Verviers, pour néanmoins tenir sa conférence, en dépit des recommandations des responsables des forces de l’ordre. En vain, aux dernières nouvelles. Il restait aux policiers, locaux et aussi fédéraux venus en renfort, à faire sortir les quelque 200 personnes qui avaient attendu Theo Francken dans l’hôtel. Car des manifestants, soudainement moins nombreux, sont néanmoins restés postés sur le parking, face au cordon policier, en imaginant que l’annonce de l’annulation de la conférence pourrait être un leurre et que l’orateur attendu pourrait revenir, en tablant sur la dispersion de la manifestation.