Retour des djihadistes belges: combien sont-ils?

Retour des djihadistes belges: combien sont-ils?

Le Premier ministre Charles Michel a souhaité lundi que les djihadistes étrangers – et notamment belges – détenus en Syrie soient «au maximum» jugés dans la région, tout en invoquant la possibilité de créer une juridiction internationale ad hoc, aux contours encore assez flous, après l’injonction donnée dimanche par le président américain Donald Trump à ses alliés de reprendre ces combattants. Reporters/Abaca

Au moins quatre combattants belges de Daech se trouvent actuellement dans des prisons kurdes au nord de la Syrie. mais d’autres Belges sont encore sur place.

Au moins quatre djihadistes belges ralliés à l’organisation terroriste État islamique (EI) se trouvent actuellement dans des prisons kurdes au nord de la Syrie, a-t-on appris lundi auprès du ministre de la Justice, Koen Geens, et des services de renseignement.

Cette dernière source nuance en outre le chiffre de six combattants y croupissant que certains avancent car elle n’a plus eu de nouvelles récentes de deux d’entre eux.

17 femmes et une 30 aines d’enfants

Toujours d’après les services de renseignement, dix-sept femmes membres considérées comme appartenant à l’EI (alias Daech, selon son acronyme arabe) se trouvent par ailleurs également dans le nord de la Syrie. Le nombre d’enfants est estimé à une trentaine.

En raison de la situation conflictuelle sur place, l’importance de leur lien avec la Belgique n’est pas toujours très clair. S’ils sont âgés de moins de 10 ans et que l’on peut prouver qu’ils ont de la famille dans le pays, ils peuvent en effet y (re)venir.

150 Belges répertoriés

On ignore où se trouvent les quelque 150 Belges répertoriés dans la région. Ils ne sont en tous les cas pas dans les camps de réfugiés et sont peut-être morts au combat. Les services compétents se bornent à dire qu’ils ne sont pas revenus en direction de l’Europe. «Ils sont signalés internationalement et ne peuvent pas échapper aux mailles du filet», lancent-ils à leur sujet.

La discussion sur le retour des combattants européens de l’EI a refait surface ce week-end après un tweet du président américain Donald Trumpqui invitait ses alliés européens à rapatrier leurs quelque 800 ressortissants retenus en Syrie après avoir rallié le groupe terroriste.

Si des combattants belges revenaient au pays, ils seraient immédiatement conduits en prison grâce à la politique de poursuites proactive du ministère de la Justice. La plupart d’entre eux ont déjà été condamnés par défaut, indique-t-on encore au cabinet de M. Geens (CD&V).