ÉDITIONS DE L’AVENIR

Récit sur «L’Avenir sabordé»: voici les précisions de la rédaction suite au communiqué de Nethys

Récit sur «L’Avenir sabordé»: voici les précisions de la rédaction suite au communiqué de Nethys

Mort aux journalistes... Une affiche brandie par la rédaction de «L’Avenir» lors d’une manifestation au salon des mandataires, jeudi dernier, à Marche-en-Famenne, pour dénoncer le rôle de Stéphane Moreau et de Pol Heyse, le patron de Nethys et son bras droit, dans la gestion calamiteuse des Editions de L’Avenir ces quatre dernières années. EDA Claudy Petit

Samedi, la rédaction de «L’Avenir» a publié un récit sur la façon dont Stéphane Moreau et Pol Heyse, les patrons de Nethys, actionnaire des Editions de L’Avenir, ont sabordé le titre. Par la suite, la direction de Nethys a dénoncé un article «truffé de mensonges». Voici les précisions de la rédaction suite à ce communiqué.

Quelques précisions concernant le communiqué de la direction de L’Avenir et de Nethys diffusé samedi après-midi suite à la publication de notre récit sur « Comment Stéphane Moreau et Pol Heyse ont sabordé L’Avenir »

1. Sur le fait que notre récit est «truffé de mensonges, de procès d’intention, d’éléments sortis de leur contexte»

Ce récit est construit sur base de témoignages clés, de constats et de chiffres tirés de rapports de gestion, de dates précises, de mails émanant de la direction, des cadres et de la Société des rédacteurs. Tous ces éléments ont été recoupés.

2. Sur le fait que les pages de ce «récit» ont été insérées au dernier moment dans le plan et au mépris des règles déontologiques

Ces pages ont été insérées au dernier moment pour éviter tout risque de censure (étant copropriétaire du capital intellectuel de L’Avenir, la rédaction en avait d’ailleurs le droit légitime). Le fait que la direction de Nethys en fasse état confirme d’ailleurs sa surveillance des pages.

Sur le respect de la déontologie: d’abord, ce récit a été soumis à expertise indépendante avant publication; ensuite, la rédaction a mis en ligne le communiqué de Nethys dès réception – idem dans ce journal, aujourd’hui – alors que le code ne lui impose en aucune façon un droit de suite; enfin, les dirigeants de Nethys peuvent requérir l’avis du Conseil de déontologie journalistique s’ils estiment avoir été lésés.

3. Sur le fait que Philippe Lawson est «unanimement considéré [...] comme un brillant journaliste» et que bizarrement la rédaction le juge peu convaincant.

Dans son récit, la rédaction n’a pas remis en question les compétences journalistiques de la personne citée, mais son incapacité à endosser un costume de «directeur des rédactions».

4. Sur le fait que la situation actuelle de blocage ou d’immobilisme soit le résultat de «la croisade de quelques personnes».

Notons d’abord que les directions de Nethys et de L’Avenirfont fi des messages explicites signés par les directeurs de départements de L’Avenir, dont nous avons cité de nombreux extraits. La rédaction tient aussi à disposition de Nethys les très nombreux mails signés par ses cadres et par la Société des rédacteurs (SDR), qui explicitent leur souci d’avancer et leurs inquiétudes quant à l’immobilisme de l’actionnaire. Enfin, rappelons que ce récit, l’arrêt de travail de jeudi, les différentes actions de ces derniers mois, les motions de défiance envers le directeur des rédactions, etc. ont chaque fois été validés en assemblée générale, à la quasi-unanimité. C’est pour cette raison que les articles liés à cette crise sont toujours signés «La Rédaction».