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Denis Meyers, pape du street-art belge, laisse sa trace dans le hall de Saint-Luc

Denis Meyers, pape du street-art belge, laisse sa trace dans le hall de Saint-Luc

Solidarité, respect, partage… Ce sont les jeunes qui ont soufflé les mots symboliques à l’artiste. ÉdA – 40994942310

C’est par amitié et en soutien à l’association tournaisienne Action Sénégal que l’artiste a accepté l’invitation.

Denis Meyers court, court, court… Lorsqu’on le croit d’un côté du globe, le street-artiste se trouve déjà de l’autre! On lui doit la plus grande œuvre d’art urbaine d’Europe s’étendant sur 20 000 m2 dans les anciens établissements Solvay. Ce mois-ci, c’est le Musée de l’Homme à Paris qu’il a eu l’honneur d’investir.

L’artiste a eu le temps de faire un crochet d’une journée en l’institut Saint-Luc. «Je voyage énormément et ma présence aujourd’hui s’est donc prévue longtemps à l’avance. Je pouvais difficilement dire «Non» à l’invitation de Marie-Pierre. Elle est vraie et sa cause l’est encore plus», insiste l’artiste tournaisien de 39 ans portant un pull affublé de l’emblème de l’Expo 58, cette étoile à cinq branches créée par son grand-père, Lucien De Roeck.

La «Marie-Pierre» dont parle M. Meyers, c’est de Marie-Pierre Decocq dont il s’agit. La responsable d’Action Sénégal dont l’objectif est de venir en aide aux «faux Talibés», ces enfants esclaves.

La présence d’une animatrice de RTL, de YouTubers et de Denis Meyers en apothéose fut l’occasion de lancer une action importante mêlant toutes les sections de l’établissement artistique. «En octobre prochain, nous amènerons deux bus didactiques au Sénégal. Ils permettront de faire l’éducation des enfants esclaves, maltraités. Chacun, en fonction de sa section, a accepté de s’investir dans le projet. Tout le matériel à l’intérieur des bus, comme la création d’un théâtre de marionnettes, est réalisé par les jeunes, toutes sections confondues», se réjouit Mme Decocq.

Une journée de lancement marquée au fer rouge… ou plutôt à la bombe de peinture dans le hall. Connu pour sa typographie (il l’est de formation en étant passé par la Cambre), Denis Meyers a tagué des mots sur le mur du hall d’entrée de l’établissement scolaire. «Ce sont les étudiants qui m’ont soufflé ces mots symboliques.» Fort de vingt ans d’art devenu un métier, ce papa de deux enfants a aussi pris le temps d’échanger sur sa discipline et de montrer ses carnets de croquis. «Ces conseils, j’aurais aimé les avoir plus jeune. J’étais donc heureux de les donner…»