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L’application TikTok fait rage chez nos jeunes: la police met en garde contre certains risques

L’application TikTok fait rage chez nos jeunes: la police met en garde contre certains risques

Capture youTube-

Une application fait rage chez nos jeunes: il s’agit de TikTok, qui permet aux utilisateurs de poster des vidéos d’eux en train de danser une chorégraphie sur une musique souhaitée. La police met en garde les parents contre certaines dérives.

Anciennement appelée Musical.ly, l’application TikTok récolte un énorme succès chez nos jeunes. Avec plus de 700 millions d’utilisateurs, c’est l’une des applications les plus utilisées de 2018. Le principe? Visionner des clips musicaux. L’utilisateur partage ensuite dans un second temps une mini-chorégraphie en vidéo avec une musique choisie. Comme d’autres réseaux comme Snapchat, les utilisateurs peuvent ensuite interagir avec la fonction chat ou poster un commentaire sur la vidéo.

Le problème, c’est que de nombreux utilisateurs ont moins de 15 ans. La police française mettait d’ailleurs en garde en novembre dernier au sujet des dérives possibles liées à cette nouvelle application. Certains pourraient en effet profiter de ces vidéos pour diffuser des propos haineux, pratiquer le cyber-harcèlement, ou pire encore, évoquer des «propositions sexuelles malintentionnées», comme le dit Olivier Bogaert de l’unité Criminalité informatique de la police fédérale, au micro de la RTBF dans l’émission «Surfons tranquille» (voir l’interview ici).

De jeunes filles, en se mettant en scène, avec parfois des tenues provocantes, et en imitant la gestuelle de leurs stars favorites, peuvent provoquer l’intérêt de prédateurs sexuels.

Olivier Boegaert, qui mettait déjà en garde en 2017 sur les risques de Musical.ly: «Les enfants ne perçoivent pas que tout ce qu’ils envoient sur ces applications peut potentiellement se retrouver sur internet. Ils pensent que, lorsqu’ils envoient un message à leur copain, le message va de leur portable au portable du copain. Alors qu’en fait ce n’est pas du tout le cas, le message va passer par des dizaines d’endroit sur internet.»

Pour éviter ces risques, la police préconise donc aux parents d’aborder la question avec leurs enfants. Si l’idée n’est pas de jeter des pierres l’application, la police invite à la prudence. En réglant quelques paramètres dans l’application, les parents peuvent rendre le compte de leurs enfants un peu plus sûr.