BRUXELLES

La première trace connue de cacao exposée au «nouveau» Choco Story: 5 choses à savoir sur le musée

Le musée Choco Story Brussels, institution privée du centre de la capitale, déménage dans un nouveau bâtiment près du Manneken Pis. Sur 1800m2, le parcours est modernisé et mise sur plus d’interactivité. Voilà 5 choses à retenir.

Avec 98.000 visiteurs en 2018, dont de nombreux touristes, le discret musée du chocolat Choco Story fait partie des incontournables à Bruxelles pour qui veut s’initier à l’histoire de l’or brun. L’institution déménage dès ce 15 février. Voici 5 choses à savoir sur le nouveau site.

Des Mayas à la cour de France

La première trace connue de cacao exposée au «nouveau» Choco Story: 5 choses à savoir sur le musée
Des décors pour retracer l’histoire de la consommation du cacao. Choco Story

Un temple maya, le bateau de Cortès, le cacao de la cour de France du XVIIe siècle ou l’invention de la praline chez nous: autant de pans de la grande histoire du cacao et du chocolat que raconte le nouveau Choco Story de Bruxelles. Projections, décors, salles immersives: le parcours alterne collections d’objets (tasses, machines, moules, mortiers...) et bornes ou panneaux interactifs, ainsi que des jeux autour des odeurs et du goût. Une démonstration par un chocolatier est évidemment du voyage, comme un Obélix de 400kg de chocolat! Énorme, évidemment.

Un objet exclusif

Choco Story attirera votre attention sur une pièce absolument unique de ses collections: un mortier à cacao. D’après le musée, celui-ci contient «la plus ancienne trace de cacao mise à jour jusqu’ici». Sur cet objet, on a en effet retrouvé de la théobromine, «qui est un indicateur de la présence du cacao». Ce mortier a la forme d’une cabosse. Il a été découvert récemment dans le Sud de l’Équateur et date de 3500 avant Jésus Christ. «Ça prouverait que le cacao était déjà consommé sous forme de boisson par les Shuars», plaide Choco-Story. «Mais ce sont les Mayas qui, vers l’an 1000, ont commencé la culture du cacaoyer».

Un bâtiment historique

Rue de l’étuve, la ruelle piétonne des vendeurs de pralines, de gaufres et de magnets qui mène au Manneken Pis: quel meilleur endroit que celui-là pour installer Choco Story, le musée privé dédié à l’or brun? Le nouvel espace de 1800m2 se loge dans un bâtiment des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles fraîchement rénové, autour d’une cour intérieure à l’abandon depuis une vingtaine d’années.

Une histoire familiale

La première trace connue de cacao exposée au «nouveau» Choco Story: 5 choses à savoir sur le musée
Peggy Van Lierde et Cédric Van Belle. Choco Story
Le musée Choco Story a été créé en 2014 par deux familles: les Van Belle, à l’origine du musée du chocolat à Bruges en 2004, et les Van Lierde, qui en ont fait de même à Bruxelles depuis 1998. Les deux ont fait alliance pour s’installer près de la Grand-Place, rue de la Tête d’Or, créant un musée privé de l’or brun, très prisé des touristes.

Une fresque

L’entrée de Choco Story s’orne d’une fresque de plusieurs m2. Elle représente des cabosses et des sites précolombiens, où le cacao était déjà utilisé comme valeur monétaire il y a près de 3000 ans. L’oeuvre est signée par SEYB, un artiste parisien du collectif Propaganza. Né en 1973, Sébastien «SEYB» Dejancourt s’est d’abord initié au lettrage avant de passer au décor.

La première trace connue de cacao exposée au «nouveau» Choco Story: 5 choses à savoir sur le musée
C’est le street-artist SEYB qui a orné l’entrée de Choco Story d’une fresque. Instagram SEYB

 

EN PRATIQUE

+ «Choco Story Brussels», rue de l’Étuve 41 à 1000 Bruxelles. Tous les jours de 10 à 18h. 9,50€/8,50€, 6,50€, gratuit < 5 ans. Groupes possibles. Guide à 90€ pour 25 personnes maximum

+ «Art of Chocolate» est un nouveau concept de Choco Story. Il propose des masterclasses destinées aux chocolatiers, aux entrepreneurs ou aux passionnés. Plusieurs thèmes sont possibles

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Choco Story