PRESSE

La rédaction de L'Avenir interpelle les politiques au Salon des mandataires

En arrêt de travail ce jeudi, la rédaction de L'Avenir s'est réunie au Salon des mandataires, organisé au WEX à Marche-en-Famenne, pour interpeller les membres du gouvernement sur leur situation.

Comme annoncé, la rédaction des Éditions de L'Avenir (EdA) est en arrêt de travail ce jeudi. Notre site web débraye et notre journal ne paraîtra pas ce vendredi. Cela fait suite au vote de mardi en assemblée générale. Pour rappel, les journalistes s'opposent aux licenciements secs et déplorent le refus de la direction d'appliquer la convention de travail des journalistes, dans le cadre du plan de restructuration qui touche le média. Ils voient dans ce refus une volonté de "couper des têtes", alors que circulent des rumeurs de "liste noire", malgré le démenti de l'actionnaire, Nethys.

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Ce jeudi matin, une soixantaine de journalistes des EdA, sur les 156 équivalents temps plein (ETP) que compte la rédaction, s'est rassemblée au Salon des mandataires.

Ils en ont profité pour faire passer leur message aux membres du gouvernement wallon qui étaient présents. Parmi eux: la ministre des Pouvoirs locaux Valérie De Bue, le ministre du Budget Jean-Luc Crucke, le ministre de l'Agriculture René Collin, le ministre de l'Environnement Carlo Di Antonio, le ministre de l'Emploi Pierre-Yves Jeholet et le ministre-président Willy Borsus. Ce dernier a répété le message énoncé la veille au parlement, à savoir qu'il était "impensable qu'il puisse exister une liste noire."

L'Association des Journalistes Professionnels (AJP) et la Société des Rédacteurs (SDR) de L'Avenir estiment que "le non-respect de la convention des journalistes, qui amaigrit le wagon des départs potentiels, déboucherait sur des licenciements forcés et arbitraires" et espèrent "que la direction reviendra vers nous pour débloquer la situation".

L’AJP ajoute avoir communiqué une liste de quinze noms, volontaires à un départ en RCC, à condition que soit respectée leur convention. Au total, 31,74 ETP de la rédaction sont concernés par le plan de retructuration pour lequel un accord a été signé le 5 décembre et qui porte sur 45 ETP tous services confondus.