Aéroports paralysés suite à la grève nationale : «Un succès grandiose»

Les syndicats du secteur aéroportuaire sont plus que satisfaits du suivi de la grève, mercredi. «Ce n’est pas de notre faute», ajoutent-ils. L’espace aérien belge a été fermé pour une durée de 24 heures en raison de la grève nationale.

Le mouvement est «un succès grandiose», se réjouit en direct de Brussels Airport Bart Bijnens, du syndicat socialiste ABVV. «La grève nationale avait été annoncée il y un certain temps pour lutter contre les mesures antisociales du gouvernement actuel.» Le syndicaliste renvoie notamment au sujet des pensions et de la marge salariale maximale à 0,8%. «Bien trop peu! Surtout avec une économie qui fonctionne bien en toile de fond.»

Bart Bijnens n’est pas surpris du suivi de la grève. «Même Skeyes fait grève. C’est logique. Et à l’aéroport, la volonté des employés de faire grève était et est très présente.»

«Ce n’est pas notre faute», complète Paul Buekenhout, du syndicat chrétien. «Cette grève avait été annoncée à l’échelle nationale, envers le gouvernement.»

Le représentant syndical plaide pour davantage d’emplois qualitatifs dans les aéroports. «Les grèves des dernières années ont montré à quel point la qualité de nos emplois est mauvaise. Elle doit être améliorée, tant au niveau de la maintenance que des compagnies aériennes et du nettoyage.»

«Si j’en crois mes souvenirs, il s’agit de la deuxième fois que l’aéroport est totalement paralysé», ajoute-t-il. La première étant en 2014, lors de l’entrée en fonction du gouvernement.

«Les gens sont en colère à cause de la loi qui n’autorise pas à donner plus que 0,8%», souligne de son côté Fouad Bougrine, du syndicat libéral ACLVB. L’âge de la pension génère aussi de vives oppositions. «Ils veulent une part correcte du gâteau et non juste les miettes. Les travailleurs ne veulent pas non plus tirer sur la corde jusqu’à 67 ans. Ils veulent passer du temps avec leurs petits-enfants, etc.»