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Mons: un accusé, victime de la grève nationale, fait attendre la cour d’assises

Mons: un accusé, victime de la grève nationale, fait attendre la cour d’assises

La Cour d’assises de Mons BELGA

Convoqué devant la cour d’assises du Hainaut pour le tirage au sort des jurés chargés de le juger pour meurtre à partir de lundi prochain, Jonathan Lévêque y était attendu mercredi matin.

Libéré sous conditions le 22 octobre 2015, l’accusé a signalé à la cour qu’il ne pouvait pas se déplacer en raison de la grève nationale qui paralyse les transports en commun. Il était attendu à 9 h devant la cour.

Jonathan Lévêque doit être jugé pour avoir sauvagement agressé Christian Bonnet, le 14 décembre 2014, rue de Bouvy à La Louvière. Christian Bonnet est mort le lendemain à l’hôpital du Tivoli.

Le parquet général ayant envoyé une équipe de policiers pour le ramener devant la cour, l’accusé est finalement arrivé peu après 10 h 00 dans le prétoire.

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Rappel des faits

Le 14 décembre 2014, Christian Bonnet était allé faire la manche dans le centre-ville. En soirée, une dispute avait éclaté entre lui et Jonathan dans un appartement de la rue de Bouvy. Les deux hommes avaient beaucoup bu.

Ils se sont chamaillés pour une raison futile. Jonathan s’est énervé, a emmené Christian dans la rue et lui a porté des coups. Christian a été emmené à l’hôpital du Tivoli par les services de secours, ses jours n’étaient pas en danger mais il était ivre.

Un scanner au niveau de la tête n’a décelé aucune lésion traumatique ou hémorragique. Vers 7 h 00, le lendemain, la victime a fait deux arrêts cardiaques et a été emmenée aux soins intensifs. C’est à ce moment-là que les médecins ont appris de la police que Christian avait été victime d’une agression.

Des coups de pied mortels

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Maître Jean-Edmond Mairiaux, sera chargé de la défense de Jonathan Levêque BELGA
Un scanner réalisé au niveau du thorax et du ventre a révélé un important saignement au niveau de l’artère rénale droite. A 16 h 00, la mort du SDF était officielle. L’enquête a permis de démontrer que le personnel soignant n’avait commis aucune faute.

Lors de la reconstitution, le médecin légiste a estimé que les coups de pied portés par l’accusé au thorax et au ventre de la victime étaient compatibles avec les lésions hépatiques et rénales à l’origine de la mort de Christian.

Jonathan Lévêque a été confondu par des témoins et par des caméras urbaines qui ont filmé les coups. Il a été inculpé de meurtre et placé sous mandat d’arrêt le 16 décembre. Le 22 octobre 2015, il a été libéré sous conditions. Il comparaîtra libre à son procès.