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La Méan et rien d’autre

La Méan et rien d’autre

ÉdA

Passionné de moteurs depuis son adolescence, c’est tout naturellement qu’Antoine Dardenne a poursuivi une activité professionnelle dans le secteur automobile. La retraite venue, il continue à assouvir sa passion en restaurant des modèles d’une marque de voitures belge, des Méan.

«En même temps que j’entrais dans la vie professionnelle, j’ai été amené à rencontrer des modèles de voitures de la marque Méan qui a sorti différents modèles de 1964 à 1974. Elles étaient caractérisées par le fait que la caisse était entièrement en polyester et qu’elles étaient vendues en kit. Cela veut dire qu’il fallait tout monter soi-même. C’était donc réservé à de très bons bricoleurs. Ceci explique sans doute la faillite rapide de la marque.» C’est par nostalgie de la mécanique de cette époque mais également parce que ce sont des modèles de voitures différents par leur conception et leur ligne que j’ai voulu restaurer le modèle Liberta qui affiche un excellent rapport poids/puissance. Il n’y en a que deux en Belgique. Cela m’a nécessité des centaines d’heures de travail dans mon atelier. Le plus difficile, cela a été de peindre la voiture. Comme la caisse est en polyester, des petites fissures sont apparues à la première peinture. Pour les pièces qui manquaient, j’ai pu en trouver dans certaines bourses spécialisées, surtout du côté de Liège, là où elle était fabriquée. J’ai tout fait moi-même. Sauf les portières qui étaient inexistantes à l’origine.' La voiture est exposée tout le mois de février à Autoworld à Bruxelles avec une quarantaine d’autres voitures de la marque dans le cadre d’une exposition temporaire. Après la Liberta, Antoine a prévu de se lancer dans la restauration du modèle Sonara de la même marque.