Le vendredi, à Thuin, c’est jour de marché. En haute saison, une quarantaine d’échoppes prennent place à la Ville basse, le long de la Sambre.

Ce petit marché de proximité est accessible depuis la gare. En passant par le viaduc, cinq minutes de marche suffisent pour y arriver. À côté des fruits et légumes, de la viande, du poisson et de la pâtisserie, des commerçants proposent des gadgets en tous genres, des vêtements pour dames et enfants ainsi que de la literie. Une diversification des commerces bien nécessaire au vu de la désertion des marchés. D’après Laurent Vanderlin, le placier du marché de Thuin depuis trois ans, les chalands sont plutôt des personnes âgées. «Pour l’ancienne génération, ce lieu de commerce reste important. Mais les jeunes, eux, préfèrent les grands magasins où il fait chaud et où tout est réuni en un seul endroit. Clairement, les marchés sont en perte de vitesse, même si certains continuent à les fréquenter.» Si le responsable constate qu’il y a moins de maraîchers qu’auparavant, certains résistent et sont présents depuis plusieurs années. «Il y en a deux ou trois qui sont là depuis plus de 20 ans!» Les plus anciens peuvent compter sur une clientèle fidèle pour qui le marché hebdomadaire reste un rendez-vous incontournable. Loïc Alexandre, de la Ferme aux gourmandises, propose ses produits au marché de Thuin depuis deux ans. Son épicerie fine, bio et spécialisée a trouvé son public au sein de la cité médiévale. «Cela demande évidemment beaucoup de travail pour peu de gains. C’est pour cela que certains maraîchers arrêtent de faire les marchés. Malgré tout, je reste optimiste car cela reste agréable de rencontrer les gens ici. Et puis, il ne faut pas oublier que c’est autour des marchés que les sociétés se sont développées. On espère donc qu’ils resteront là encore longtemps!»