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Une échappée dans le passé

Une échappée dans le passé

ÉdA

La passion de Benjamin? Dénicher les secrets des conflits mondiaux dans les greniers empaillés des fermes mais surtout, dénicher les objets qui ont touché de près ou de loin la vie des soldats, des civils et de notre région.

C’est une passion qui prend aux tripes qu’a développée Benjamin Honoré il y a 25 ans. Cet Ellezellois collectionne les objets liés aux deux guerres et particulièrement celle de 40-45. «Je ne cherche pas à récupérer des obus ou ce genre de choses, précise celui qui se dit plutôt gâté de vivre dans une région avec un passé de résistants. C’est plutôt les objets de Monsieur tout-le-monde.» Uniformes, gourdes, casques, drapeaux, photos… tout l’intéresse! Et pourtant, il ne veut pas posséder pour simplement accumuler. C’est d’ailleurs pour ça qu’il ne fréquente pas les bourses. «Je trouve cela trop facile, remarque l’homme âgé de 43 ans. Ce que j’aime, c’est ressortir des objets de l’ombre, de l’oubli. C’est généralement dans les greniers des fermes que je trouve des objets qui ont une vie, une histoire». Il s’ensuit une conversation avec – s’il est chanceux – les premiers propriétaires. Si pas, les enfants ou les petits-enfants.» Derrière chaque objet, il y a un nom, une famille, une vie, ajoute l’infirmier en réanimation. Je pense que cette passion permet d’oublier la détresse et la souffrance que je vois quotidiennement. C’est comme une échappée..» Depuis peu, ce retour en arrière qu’il vit à chaque fois qu’il ouvre la porte de sa pièce fétiche ainsi que les histoires de ces objets, Benjamin veut les partager. D’abord, pour s’ouvrir de nouvelles opportunités d’objets, et puis aussi pour que ces tranches de vie ne plongent plus dans l’oubli.