La troupe «La bonne entente», fondée voici déjà 35 ans, n’est pas tout à fait comme les autres… Tout d’abord, on y trouve beaucoup de jeunes, mais en plus, les pièces sont toutes proposées… en wallon!

«Il s’agit de nos racines, et il est bon de ne pas les perdre, explique le secrétaire de la troupe, André Colon. Quant aux jeunes, ils ont intégré notre troupe il y a déjà dix ans, lorsqu’ils avaient une douzaine d’années. Ils sont aujourd’hui pour la plupart étudiants et pas toujours disponibles, mais nous espérons les intégrer pleinement à notre troupe prochainement.» «La bonne entente» compte actuellement une trentaine de membres qui se réunissent entre septembre et février pour répéter leurs pièces les lundis et jeudis au foyer culturel. Cette année, la série des douze représentations vient de se clôturer le 10 février dernier avec «Ey' Fernand sère le redau» (de Pol Bossart adaptée par Maurice Vankoekelberg) et «On aros ple tchêr pe mau» (de Nadine Modolo). «La première, d’une durée de 30 minutes, était assurée par nos jeunes. Et la seconde, d’une durée d’1 h 30, par nos soins. Nos représentations attirent en moyenne 2 700 spectateurs». À noter que tous les bénéfices de la buvette mise en place pendant les représentations vont au Télévie (à l’exception de la première dont les profits allaient à la Croix-Rouge). Pour remercier les bénévoles (tous les comédiens le sont) et les petites mains qui aident à la mise sur pied des spectacles, un barbecue en été et un repas en hiver sont organisés. «Notre moteur est vraiment de faire rire et de réunir les gens qui, de plus en plus, restent terrés devant leur téléviseur ou les réseaux sociaux. Leur bonheur et leurs rires sont notre plus grande réussite!»