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NLMK Clabecq: une conciliation entre direction et syndicats prévue ce vendredi

NLMK Clabecq: une conciliation entre direction et syndicats prévue ce vendredi

La direction de NLMK Clabecq a obtenu une ordonnance de référé pour que la libre circulation sur le site soit garantie sous peine d’astreinte. BELGA

L’intervention d’un conciliateur social est prévue ce vendredi, dans la matinée, pour tenter de débloquer la situation et renouer le dialogue entre les représentants du personnel et la direction de NLMK Clabecq.

Pour tenter de débloquer la situation et de renouer le dialogue entre les représentants du personnel et la direction de NLMK Clabecq, une médiation sera organisée ce vendredi. Cette intervention d’un conciliateur social est prévue dans la matinée, alors que le site de Clabecq est en grève depuis la semaine dernière et qu’un piquet est toujours installé à l’entrée de l’entreprise. La direction a obtenu une ordonnance de référé pour que la libre circulation sur le site soit garantie sous peine d’astreinte, mais elle affirme continuer à chercher le dialogue.

«Nous voulons donner toutes les chances de succès à cette médiation. Nous avons toujours voulu privilégier le dialogue car c’est uniquement en se mettant autour de la table que nous pourrons avancer dans ce processus qui est crucial pour le futur de l’usine et le maintien des activités sur le site», indique le CEO de NLMK Clabecq, Peter Selbach.

Depuis le deuxième conseil d’entreprise organisé dans le cadre de la loi Renault, la semaine dernière, les travailleurs de NLMK Clabecq sont entrés en grève. Ils protestent après avoir appris que l’intention de la direction était non seulement de supprimer 290 emplois (soit 50% de l’emploi actuel sur le site de Clabecq) mais aussi de geler les salaires et l’index durant plusieurs années pour ceux qui resteront. Les syndicats, pour renouer le dialogue, exigent que ce volet salarial qu’ils jugent insupportable soit supprimé. La direction, elle, dit jouer la transparence totale sur ses intentions comme le veut la loi Renault.

Les deux parties, après l’annulation du troisième conseil d’entreprise prévu mardi après-midi, s’accusaient mutuellement de bloquer les discussions et envisageaient chacune une médiation via l’intervention d’un médiateur social.