LESSINES

Le bourgmestre de Lessines menace de fermer une route à cause de l’inertie du SPW

Un énorme trou dans une voirie du SPW cause la colère de Pascal De Handschutter. Outre le fait que la N57 soit dégradée et très dangereuse, ce qui révolte le maïeur, c’est l’immobilisme de la direction des routes.

Depuis vendredi, des barrières ont été placées au boulevard Branquart à l’entrée du rond-point dit du «Castel» lorsque l’on vient de Lessines. De plus, la vitesse est désormais limitée à 30 km/h à cet endroit. En cause: une importante dégradation de cette chaussée (la N57), appartenant à la Région wallonne.

Interpellations sans réponse

«J’ai été avisée mercredi dernier qu’un énorme trou de près de 10 cm de profondeur s’était formé à l’entrée du rond-point», explique Pascal De Handschutter. «Le lendemain, les services de police se sont rendus sur place et ont établi un rapport confirmant la dangerosité de ce trou. Franchement, si un motard se le prend, c’est sûr qu’il se tue.»

Le bourgmestre décide donc d’agir immédiatement. «Le vendredi à la première heure, j’envoie donc le rapport de police, photos à l’appui, à la direction des routes du SPW à Mons. Sans nouvelle de la part de leur service, j’ai envoyé un rappel ce mercredi matin à M. Fobelets (directeur), mais je n’ai reçu à ce jour aucune réponse. Pas même un accusé de réception de notre demande!»

Deux mesures

En attendant une manifestation du SPW, Pascal De Handschutter a sécurisé les lieux avec des moyens communaux et pris un arrêté de police (limitant la vitesse, donc). «Si rien ne bouge, je serai contraint de fermer totalement cette route, ce qui engendrera de nombreux problèmes de mobilité.»

Le bourgmestre déplore le fait qu’il faille toujours «monter en puissance» et «dénoncer publiquement les faits» pour que les choses bougent. «Ces gens sont quand même payés pour cela. Surtout lorsque c’est au détriment de la sécurité des usagers!»

Un bras de fer?

Pascal De Handschutter le sait, certains profiteront de cette nouvelle «dénonciation» pour dire qu’il mène un véritable combat à l’encontre des autorités wallonnes. «C’est moi le méchant car je pointe du doigt leur incapacité à organiser un planning et à réagir? Il faut dire les choses comme elles sont. On ne va quand même pas utiliser un budget communal pour résoudre le problème alors que c’est leur boulot!»