LA LOUVIÈRE

Non, un cochon vietnamien n’est pas un animal de compagnie…

La police et la SPA de La Louvière ont saisi trois cochons vietnamiens destinés à la vente. Ils vivaient dans des cages sur une couche d’excréments…

Un cochon vietnamien, c’est tout mignon. Il a une jolie bouille et un comportement attachant et nombreux sont ceux à le trouver craquant. Quand il est bébé.

Car comme tous les porcins, ça devient adulte et ça grandit un cochon vietnamien. Ça ne s’adopte pas comme un cochon d’Inde et ça ne vit pas dans une cage.

Cela semble élémentaire, mais ça ne l’est pas. Lundi dernier, la police et la SPA de La Louvière ont été appelés près de Jolimont pour sauver trois spécimens gardés dans de mauvaises conditions.

C’est une dénonciation qui a permis de sortir les trois animaux de la fange où ils pataugeaient, enfermés dans une cage pour chien, trop petite et remplie de leurs propres excréments. La cage était installée sur une terrasse couverte, mais pas fermée.

Ne pouvant prendre en charge ce type d’animaux plus exotique, la SPA a reçu le renfort du refuge «Le rêve d’Aby», spécialisé dans le sauvetage des animaux de ferme. Pour Sophie Locatelli, présidente du refuge, saisir des cochons vietnamiens n’est pas une première.

Jusqu’à 100 kg

Non, un cochon vietnamien n’est pas un animal de compagnie…
Le cochon vietnamien à l’âge adulte. -
«Ils ont eu la mauvaise presse d’être considérés comme des animaux de compagnie. Or, il ne s’agit pas là de cochons nains. Ils sont plus petits que des cochons classiques, mais les adultes peuvent peser jusqu’à 80 ou 100 kg», explique-t-elle dans les colonnes de La Nouvelle Gazette.

Bref, il faut être conscient des besoins de la bête, bien différents que ceux d’un chat ou d’un chihuahua. «Il faut pouvoir s’occuper correctement d’eux, avoir un espace pour qu’ils puissent sortir vivre leur vie de cochon, gratter la terre… Bien souvent, nous devons intervenir car les acheteurs ne savent pas comment s’occuper d’eux», poursuit Sophie Locatelli.

Les animaux saisis étaient destinés à être vendus, d’après les publications Facebook de leur propriétaire. Les trois cochons vietnamiens ont été confiés à un autre refuge, Animaux en péril, où ils seront mis en quarantaine et soignés avant d’être mis à l’adoption, dans plusieurs mois.