COURSE À PIED

Rémy Mulliez: «Une bonne drogue»

Rémy Mulliez: «Une bonne drogue»

Dès samedi, Rémy abandonnera son dossard 4 pour le 1 qui sortira moins souvent des boîtes… ÉdA – 40786296607

La saison de l’Amicale des courses sur route du Hainaut occidental reprend samedi… Rencontre avec le vainqueur sortant du Challenge.

Et de 37! Ce samedi, à Celles, avec le départ du Jogging des Amis Sportifs Velainois, le Challenge ACRHO ouvrira sa 37e édition. Pour le lancement de la nouvelle saison, on trouvera au départ le vainqueur sortant, Rémy Mulliez. Mais par la suite, on verra beaucoup moins le dossard 1 sur les routes de notre région.

Rémy, comment se porte le gagnant de l’ACRHO, un peu plus de deux mois après son sacre?

Très bien, merci! Après une petite coupure, j’ai repris mes entraînements. Je suis prêt à entamer cette nouvelle saison ACRHO même si elle ne constituera plus un objectif. Je serai samedi à Celles et dimanche prochain à Dottignies mais ensuite, je ne viendrai plus qu’occasionnellement.

Comment allez-vous occuper vos week-ends de coureur?

En me lançant sur des plus longues distances que des 10 kilomètres et en me préparant pour les cross. J’ai entamé une préparation en compagnie de Franky Hernould pour être en forme sur des semis. Je serai ainsi le 10 mars à celui de Paris; le 7 avril, je serai au départ de celui d’Ajaccio; puis, il y aura mon gros objectif avec le 28 mai les 20 km de Bruxelles. J’aimerais y descendre sous les 1 h 10; cela veut dire tourner à une moyenne de 3.30! Puis, je penserai aux labourés à partir du mois d’octobre.

Pourquoi ces choix?

Parce qu’à 33 ans, bientôt 34, je me rends compte qu’il m’est plus facile de travailler le fond et la résistance que la vitesse. Après avoir vu aux 10 km de Valenciennes des gars galoper et finir à du 28 minutes, je me dis que ce sera difficile d’arriver à un tel niveau. Par contre, sur un semi-marathon, j’ai encore une belle marge de progression. J’ai déjà pu me tester à l’ACRHO. Au semi d’Hérinnes, j’ai tenu la moyenne de 3.36. Ma référence actuelle sur la distance est à Marseille-Cassis avec un tempo de 3.34 sur un parcours pas facile; bon, je n’ai plus su marcher pendant trois jours mais c’est ça aussi les plaisirs de la course à pied.

Vous parlez de semi mais aussi de cross; mais vous savez que dans les labourés, ça «flingue sévère» dès le départ comme on dit…

J’en ai fait un en janvier et effectivement, j’ai pu me rendre compte de ça, surtout sur un cross court... J’ai halluciné au départ! De la folie! Alors que je pensais être parti vite, je me suis retrouvé quasi tout derrière. Je vais devoir travailler ça pour pouvoir être mieux placé. Du coup, vous avez raison: semi et cross sont deux choses différentes mais c’est justement cela qui me plaît!

Revenons à l’ACRHO: si vous deviez définir ce challenge…

Je dirais que c’est une compétition sans l’être vraiment dans le sens où celui qui veut performer peut le faire tout en restant dans un esprit convivial et amical. Ainsi, l’an passé, avec mes principaux rivaux, Jo Van Den Brulle et Mathieu Casteleyn, on s’envoyait des messages en semaine pour se chauffer un peu. Ce côté bon enfant, c’est qui nous amène tous à l’ACRHO au final!

On le présente aussi comme le challenge idéal pour apprécier la course à pied?

Je le pense! Si une personne sait tenir 10 km, elle s’y amusera à coup sûr. Au niveau organisationnel, c’est le top mais gare, on y prend vite goût…

On parle parfois de la course à pied comme d’une drogue…

Et honnêtement, c’en est une! Mais c’est une bonne drogue. Après avoir joué au football et avoir connu une courte période sans sport, je me suis mis à courir. Juste comme ça, bêtement, en faisant du fond pour dire de faire du fond. Puis, j’ai rencontré Samuël Lemoine. Il m’a invité à varier les entraînements avec du fractionné notamment. Et là, je me suis vu bien plus progresser, ce qui est motivant. J’avoue que, quand je dois couper afin de laisser mon corps récupérer et éviter les blessures, j’ai du mal; ça me démange d’aller courir!