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La guerre de la communication continue chez NMLK Clabecq

La guerre de la communication continue chez NMLK Clabecq

Avant de se déplacer pour discuter avec la direction de NLMK, les syndicats demandaient que les mesures de gel d’index et de salaire envisagées soient préalablement retirées. Ils disent avoir essuyé un refus et comptent à présent demander une conciliation. BELGA

La guerre de la communication continue entre les syndicats et la direction du groupe sidérurgique NLMK. Direction et syndicats vont faire appel à un conciliateur social.

Chaque partie attribue à l’autre la responsabilité du blocage actuel dans les discussions, et chacun affirme qu’il va faire appel à un conciliateur social.

Les syndicats ont fait part de cette position sur le site à 13h30, l’heure prévue pour un conseil d’entreprise extraordinaire qui n’a pas eu lieu. La direction, elle, indique par communiqué qu’elle «regrette la position de blocage» des syndicats et rappelle la nécessité d’un dialogue. Elle menace par ailleurs de déposer plainte en cas de débordement sur le site.

«Au vu des événements ayant eu lieu sur le site de Clabecq ces derniers jours, la direction tient à rappeler que, malgré l’émotion suscitée par l’annonce de restructuration et le droit de grève, les comportements d’une minorité mettant en danger les personnes et les biens sont inacceptables et feront l’objet de plaintes», indique le communiqué de NLMK. Le texte précise que la volonté de la direction n’est pas d’interférer dans le droit de grève, mais de retourner à une situation qui permet d’assurer la sécurité des personnes et des installations.

Les syndicats, mardi, ont répété une nouvelle fois à la direction qu’ils demandaient que soit retiré le «volet salarial» des discussions qui doivent avoir lieu en conseil d’entreprise sur le plan industriel et financier.

La direction, elle, répond avoir privilégié la transparence et avoir mis sur la table la totalité du plan envisagé pour assurer un avenir et une rentabilité au site de Clabecq. Elle rappelle l’urgence de la situation du site de Clabecq qui perd 50 millions d’euros par an, et précise qu’elle va faire appel à un conciliateur social.