CLABECQ

NLMK Clabecq: les syndicats ne discuteront pas avec la direction et demandent une conciliation

NLMK Clabecq: les syndicats ne discuteront pas avec la direction et demandent une conciliation

C’est toujours le blocage chez NLMK à Clabecq. BELGA

Avant de se déplacer pour discuter avec la direction de NLMK, les syndicats demandaient que les mesures de gel d’index et de salaire envisagées soient préalablement retirées. Ils disent avoir essuyé un refus et comptent à présent demander une conciliation.

Réunis sur le site de NLMK Clabecq jusqu’à 13h30 ce mardi, heure à laquelle aura lieu le troisième conseil d’entreprise extraordinaire depuis l’annonce de la restructuration envisagée par le groupe sidérurgique, les syndicats ont décidé de ne pas discuter avec la direction. Celle-ci aurait préféré tenir la réunion à Nivelles et ne pas se rendre sur le site de l’usine. Les syndicats, avant de se déplacer pour discuter, demandaient que les mesures de gel d’index et de salaire envisagées par NLMK soient préalablement retirées. Ils disent avoir essuyé un refus et comptent à présent demander une conciliation.

 

Le piquet de grève toujours en place, l’activité toujours bloquée

 

Le piquet de grève est toujours en place devant l’usine NLMK de Clabecq, et toute l’activité industrielle est bloquée depuis la semaine dernière. Les travailleurs manifestent leur colère depuis qu’ils ont appris que les 290 personnes, qui ne perdront pas leur emploi (soit 50% du personnel actuel), devraient notamment être soumises à un gel de salaire et d’index durant plusieurs années.

«La direction a mis le feu et maintenant, elle cherche des pompiers. C’est à eux de venir discuter. Nous voulons qu’ils retirent ce volet de gel des salaires et de l’index qui n’a rien à voir avec le plan industriel et financier que nous devons analyser pour faire diminuer les pertes d’emploi annoncées. Nous refusons que les travailleurs soient plongés dans la précarité. Ce n’est pas nous qui rompons le dialogue, c’est eux. Nous ne sommes pas entendus, nous allons donc demander une conciliation», a indiqué le permanent CSC-METEA Lahoucine Ourhibel.