HUY

Chute de rochers chaussée Napoléon à Huy: le propriétaire doit réagir

La Ville de Huy a eu gain de cause. Le tribunal de 1re instance de Huy condamne le propriétaire des rochers de la chaussée Napoléon à sécuriser les lieux.

Les rochers situés le long de la chaussée Napoléon, à l’entrée de Huy, ont déjà perdu à plusieurs occasions des pierres qui ont atterri sur la voirie. La Ville de Huy a d’ailleurs dû prendre des mesures en urgence afin de la sécuriser. Notamment en mettant des barrières pour arrêter les pierres. Le terrain appartient à un privé.

Là, au terme d’une longue procédure, la Ville de Huy vient d’obtenir gain de cause devant le tribunal de 1re instance de Huy. Qui vient de condamner le propriétaire du terrain de «sécuriser de manière permanente et efficace les parcelles […] et à réaliser tous les travaux nécessaires à la protection du voisinage, des personnes, des immeubles et de la voirie, visant notamment à empêcher la chute d’arbres, de pierres et de rochers». Le tribunal donne quatre mois au propriétaire pour prendre les mesures à dater du prononcé du jugement, le 13 décembre dernier. Les raisons de cette décision de justice? Le tribunal considère que le propriétaire a fait «un usage abusif de son droit de propriété en n’entretenant pas son terrain afin d’éviter la chute de pierres et d’arbres sur la nationale».

Les premières chutes de pierres datent de février 2016. La zone de secours Hemeco avait alors rédigé un rapport dans lequel les pompiers assuraient que les automobilistes et piétons circulant chaussée Napoléon étaient clairement menacés par les chutes de pierres et d’arbres. La Ville était intervenue en urgence et avait alerté le propriétaire, le mettant en demeure d’évacuer les arbres menaçants. la Ville avait aussi demandé une expertise à une entreprise spécialisée qui a travaillé avec un drone. Elle a conclu qu’il y avait danger et préconisait le placement de protections. Notant la nécessité d’abattre et évacuer certains arbres.

Plus d’un an plus tard, en juin 2017, la compagnie d’assurance du propriétaire avait adressé une fin de non-recevoir à la Ville. Qui n’a eu d’autre choix que d’aller en justice. Le propriétaire a renoncé à faire appel de la décision. Il a dès lors jusque la mi-avril pour effectuer les aménagements.