ATH

Le collège communal d’Ath répond à la Fugea: «nous voulons pérenniser l’abattoir!»

La Fugea a diffusé un communiqué dans lequel le syndicat fait part de ses craintes pour l’avenir des abattoirs communaux, mais met surtout en cause la gestion des autorités locales athoises dans ce dossier.

C’est au travers de la voix de Philippe Duvivier, son président, que la Fugea s’est inquiétée de la sauvegarde d’abattoirs communaux. Jeudi en fin de journée, le syndicat agricole a fait circuler un communiqué dans lequel il rappelle l’importance de ces outils de proximité pour les producteurs/éleveurs locaux, mais aussi pour la promotion du circuit court et des produits de haute qualité.

Dans son texte, la Fugea prenait l’exemple concret de l’abattoir d’Ath pour étayer ses propos et affirmait, notamment que contrairement à certains dires «l’abattoir d’Ath n’est pas au bord du gouffre en termes de rentabilité!»

Des propos qui ont fait bondir le bourgmestre de la Ville d’Ath, Bruno Lefèbvre, mais aussi Florent Botte, le directeur financier de la Commune.

Un déficit structurel

C’est au regard des chiffres en sa possession que le directeur financier ne comprend pas la sortie de la Fugea . «Je ne sais pas si on peut parler de gouffre, mais dans le compte communal qui fait face à un déficit de 2,3 millions d’euros, un outil qui génère un mali structurel de plus de 400 000€ fait face à une situation que je qualifierais de “significativement préoccupante”.»

Au sein du nouveau collège communal aussi on s’étonne. La pilule a même beaucoup de mal à passer. En effet, Bruno Lefèbvre estime que Philippe Duvivier, qui est également conseiller communal d’opposition, a «instrumentalisé ce dossier à des fins politiques».

De son côté, Ronny Balcaen (Écolo), échevin de l’Agriculture, a confirmé la volonté de la majorité de trouver des solutions pour maintenir cet outil communal et surtout le dédier aux circuits courts. «Nous sommes en train de rencontrer les différents acteurs afin de pouvoir prendre les décisions nécessaires à la viabilité et la rentabilité de l’outil en toute concertation. Il faut nous laisser le temps de faire notre travail.»