ATH

Les abattoirs communaux wallons en danger: la FUGEA jette un pavé dans la mare

À la veille des journées internationales de l’élevage et de l’agriculture de Tournai (Agridays), la FUGEA interpelle le gouvernement wallon à propos de l’avenir des abattoirs communaux, outils indispensables.

Dans un communiqué, la FUGEA rappelle que pour préserver la plus-value de nos productions animales,«il est important de maintenir un nombre suffisant d’abattoirs répartis sur l’ensemble du territoire wallon. Les abattoirs communaux, de proximité et multi-espèces sont indispensables à nos producteurs.»

Afin de répondre à la demande de produits locaux et de qualité, la FUGEA demande donc à la Région «d’intervenir activement pour le maintien de ces outils.»

Selon le syndicat agricole et Coprosain, «ces abattoirs sont garants de la pérennité des exploitations diversifiées, du respect du bien-être animal (proximité de l’outil avec les fermes et diminution du temps de transport); d’une activité économique locale respectant aussi bien les animaux que les travailleurs et d’une activité au service d’une alimentation saine et locale et du développement des circuits courts.»

Le cas de l’abattoir d’Ath

«Les promesses communales étaient nombreuses, pourtant le vent semble prendre une orientation contraire!», développe le communiqué.

«L’ensemble des partis en campagne promettait de privilégier les circuits courts, les viandes de qualité dans les cantines scolaires, les crèches et les maisons de repos. Les élevages en qualité différenciée étaient également à l’honneur. Malgré de multiples promesses pour le soutien aux agriculteurs, force est de constater que, dans les faits, ce n’est pas le cas.»

Certains messages ont été diffusés afin de servir des objectifs politiques plutôt qu’une information objective.

«Contrairement à ce que l’on a dit, l’abattoir d’Ath n’est pas au bord du gouffre en termes de rentabilité. L’activité dynamique des clients de proximité (éleveurs, chevilleurs, coopératives de producteurs,…) est un fait actuel et permettrait une activité rentable et durable de l’outil. Or, le soutien communal de l’abattoir semble compromis à l’heure où la préservation des abattoirs communaux est une nécessité pour répondre aux demandes sociétales actuelles.»

Comme les citoyens, la FUGEA, mais aussi de nombreux éleveurs, coopératives et consommateurs de la région d’Ath se questionnent.

«Sans un tel abattoir communal, comment alimenter la demande des consommateurs et les collectivités de viandes de qualité en circuit court? Le collège communal s’engage-t-il réellement en faveur d’outils au service d’une alimentation saine et de proximité? Quelles étaient les promesses électorales et qu’en est-il des faits quelques mois plus tard?»

À la veille d’Agridays Tournai, la FUGEA l’affirme: elle se veut partie prenante dans la recherche de solutions pour maintenir l’abattoir en tant qu’outil wallon.