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Avant le nouveau toit, Meix doit payer une ardoise de 45 000€ !

Avant le nouveau toit, Meix doit payer une ardoise de 45 000€ !

Meix Eda

«On est dos au mur, sans véritable solution pour l’heure.» Bernard Jacquemin et Guy Jusseret n’y vont pas par quatre chemins, la solution est compliquée pour le ROC Meix qui doit s’acquitter, contre toute attente, de la TVA relatives aux travaux de son terrain synthétique, inauguré en 2015.

Amendes et intérêts de retard inclus, cela représente une somme avoisinant désormais les 45 000€, soit un quart du budget du club. Une sacrée tuile pour un club qui espère aussi disposer à moyen terme d’un nouveau toit. Entendez par là, de nouveaux vestiaires et buvette (lire encadré) «On a eu un contrôle en 2017, précisent-ils. Et on a appris que notre statut de cocontractant (NDLR: avec la firme Lesuco, chargée des travaux) nous contraignait à payer l’entièreté de la TVA. On ne peut en fait la récupérer qu’à hauteur des recettes supplémentaires liées à ce terrain, qui elles-mêmes génèrent de la TVA. Mais il n’y a aucune recette à part les quelques entrées de la P3. Les recettes de la buvette ne peuvent être prises en compte puisque celle-ci est trop éloignée du synthétique.»

Un appel au soutien

Les dirigeants méchois sont surpris parce qu’un contact antérieur avec la direction de la TVA à Arlon les avait rassurés à ce sujet. «Mais le document, s’il prouve notre bonne foi, prête, semble-t-il, à interprétation. Et comme on n’avait reçu qu’une réponse verbale…»

Les voilà donc contraints de trouver des solutions rapidement. Ils en ont imaginé quelques-unes, comme un souper de soutien, la vente de lasagnes et d’autres opérations du genre, tandis que la Commune leur a accordé un prêt sans intérêt. Mais elles ne suffiront pas. Et dénicher de nouveaux sponsors, par les temps qui courent, c’est tout sauf évident. Il faudra peut-être passer par une réduction du budget de la prochaine campagne, avec ce que cela peut impliquer en termes d’ambition. «Pour éviter de nouvelles augmentations, nous devons en tout cas régler ce problème avant la fin de la saison actuelle, terminent-ils. Et nous sommes évidemment ouverts à toutes les idées ou formes de soutien.»

G. Jusseret (0473 17 13 52), B. Jacquemin (0497 55 61 73),