1980. La ville de Virton propose aux clubs et associations de participer à une semaine européenne. Avec quelques bénévoles, André Cadet et son épouse Anne-Marie gèrent le Ciné Patria encore paroissial.

Ils seront les seuls à répondre à l’invitation. Le vendredi 7 novembre, en présence du réalisateur Robbe de Hert et du jeune acteur vedette Éric Clerckx, ils projettent De witte van Sichem. Le premier film d’un premier Festival du Film Européen de Virton, le FFEV qui en novembre prochain va fêter sa 40e édition. Le succès est tel qu’avec les quelques amis qui sont venus leur donner un coup de main, ils décident de pérenniser ce One Shot. Ils seront huit en 1981 à former le noyau d’une équipe qui quarante éditions plus tard se retrouve aujourd’hui à une quarantaine de membres au sein de l’ASBL FFEV. Une équipe qui s’apprête à fêter dignement les noces d’émeraude d’un festival dans un cinéma qui prend ses pénates durant dix jours en novembre, accueilli qu’il est dans un Ciné Patria géré à 100% par la famille Cadet. Et en 40 ans, il s’est fait une solide réputation nationale dans le monde du 7e art en présentant chaque année un panel d’avant-premières, de découvertes voire d’œuvres incontournables illustrant d’une manière la plus complète des différents. Et ce n’est pas la présence de réalisateurs, acteurs et autres personnalités du 7e art qui a donné la grosse tête à une équipe qui dans une ambiance familiale accueille chaque année des milliers de cinéphiles. À Virton, les Gourmet, Damiens et dernièrement Styn Conick se plaisent à dialoguer avec le public. Cela dit en attendant de fêter ses 40 ans en novembre prochain, le cinéphile attend ce grand moment en égrenant chaque mois le maillon d’une chaîne du 7e art, reliant sous le nom de Mardi du festival, une FFEV à un autre.