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La Wallonie injecte 100 millions d’euros pour les investissements de NLMK Europe

La Wallonie injecte 100 millions d’euros pour les investissements de NLMK Europe

L’aide de la Sogepa ne couvrira pas le plan social et ne pourra pas servir à essuyer les déficits du site de Clabecq. Photo News

Le conseil d’administration de la Sogepa, bras financier de la Wallonie, a décidé de participer à hauteur de 100 millions d’euros au financement des investissements que le groupe NLMK Europe va notamment réaliser en Wallonie dans le cadre de son plan stratégique 2019-2022.

«Cette décision s’inscrit dans le cadre de négociations en cours avec le Groupe NLMK en vue développer un nouveau plan stratégique pour NLMK Europe qui comprend notamment les usines situées à La Louvière, à Clabecq, à Manage, à Vérone et à Strasbourg», précise la Sogepa dans un communiqué.

Cette intervention de la Sogepa vise à permettre la mise en œuvre d’un nouveau plan industriel ambitieux qui repose sur quatre axes stratégiques majeurs: augmentation des volumes, modification du mix-produits vers des produits à plus haute valeur ajoutée, amélioration de l’efficacité opérationnelle et réduction des coûts fixes.

«L’investissement de la Sogepa est exclusivement consacré au financement des nouveaux investissements à l’exclusion de tout autre type de dépenses (couverture des pertes, plan de restructuration, etc.). Il sera également assorti d’un rendement garanti», explique encore la Sogepa.

L’intervention de la Sogepa ne couvrira donc pas le plan social et ne pourra pas servir à essuyer les déficits du site de Clabecq.

La Wallonie est actionnaire à 49% de NLMK Europe.

Le groupe sidérurgique russe NLMK souhaite investir 148 millions d’euros sur ses deux sites belges, à Clabecq et La Louvière.

La direction de NLMK a annoncé, voici une semaine, sa volonté de réduire l’emploi de 50% à Clabecq et de développer un plan industriel pour se concentrer sur la fabrication des tôles fines à haute valeur ajoutée, qui constituent la spécificité de l’usine. L’intention est dès lors de se séparer de 290 travailleurs sur 576, pour que le site redevienne rentable à l’horizon 2022. Actuellement, celui-ci accuse une perte annuelle de 50 millions d’euros. Le groupe sidérurgique compte investir 18 millions d’euros à Clabecq dans le cadre de ce plan industriel.

À La Louvière, ce sont 130 millions d’euros qui devraient être injectés dans l’outil, qui produit un acier plus naturellement porté vers le marché automobile que celui du site brabançon, davantage destiné au secteur de la construction ou à des usages particuliers comme des bennes pour les camions. Des études de faisabilité sur les investissements potentiels y seront bientôt lancées.

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