EYNATTEN

VIDÉO | Les agriculteurs belgo-allemands disent «non» aux accords de libre-échange

À bord de leurs tracteurs, des agriculteurs belges et allemands se sont rassemblés à la frontière belgo-allemande, près d’Eynatten ce vendredi. Une action symbolique pour dire «non» aux accords de libre-échange.

Ce vendredi à la frontière belgo/allemande, le syndicat agricole wallon (FUGEA), associé avec ECVC (UE), Abl (Allemagne), EMB (UE) et MIG (Belgique) ont décidé de dire «non» aux accords de libre-échange.

Les agriculteurs belges et allemands se sont donc donné rendez-vous sur le pont au-dessus de l’autoroute frontalière A3/E40 entre Eynatten et Lichtenbush (accès via E40, sortie 40), ce vendredi 25 janvier vers 11h30.

Se sentant oubliés par l’Union Européenne, ces agriculteurs et producteurs laitiers ont exprimé leur colère en signant un accord enterrant de manière symbolique les accords du CETA.

Pourquoi une telle action?

La Belgique a engagé une procédure devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour examiner les tribunaux arbitraux contenus dans le CETA, traité de libre-échange entre le Canada et la Belgique.

Les conclusions de l’avocat général seront annoncées le 29 janvier. Selon le syndicat agricole wallon, c’est l’occasion pour les agriculteurs européens de donner un signal fort et d’exiger un commerce mondial équitable.

Pour le FUGEA, les traités de libre-échange engendrent des conséquences toxiques pour la qualité de notre alimentation et la viabilité de notre agriculture. Le syndicat cite par exemple:

– La mise en concurrence de producteurs du monde entier, malgré de grandes différences environnementales et réglementaires

– La mort de notre agriculture par l’importation massive de productions agricoles, pourtant produites localement

– Une surproduction organisée et des normes jugées non équitables

– Un impact climatique incohérent face aux enjeux actuels


Nos dernières videos