SOCIÉTÉ

Mobilisation pour le climat: la FEF encourage les étudiants du supérieur à rejoindre le mouvement

Mobilisation pour le climat: la FEF encourage les étudiants du supérieur à rejoindre le mouvement

Youth For Climate (Illustration) BELGA

La Fédération des étudiants francophones (FEF) appelle les étudiants de l’enseignement supérieur à faire grève jeudi et à aller marcher pour le climat aux côtés des élèves du secondaire. Elle encourage par ailleurs les manifestants à réitérer cette démarche «tous les jeudis qui seront nécessaires».

«La FEF pense qu’il est de sa responsabilité, en tant qu’organisation représentative des étudiants, de soutenir et de se joindre à ce mouvement tout en respectant profondément son auto-organisation et son indépendance», indique-t-elle mardi dans un communiqué.

Une première manifestation avait été organisée par Youth For Climate le jeudi 10 janvier. Quelque 3 000 élèves de l’enseignement flamand avaient alors fait grève pour demander au gouvernement fédéral de prendre des mesures fortes pour limiter le réchauffement climatique sous la barre de 1,5 °C. La semaine suivante, ils ont été rejoints par des élèves de l’enseignement francophone, portant leur nombre à 12 500.

Marcourt salue l’appel lancé par la FEF aux étudiants mais redoute l’impact sur les études

Le ministre de l’Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt a salué mardi l’appel lancé par la FEF aux étudiants du supérieur à se mobiliser pour la défense du climat, tout en disant redouter les effets à long terme d’un mouvement de grève tous les jeudis sur l’apprentissage des étudiants, particulièrement les plus faibles.

«La mobilisation des étudiants pour le climat est une mobilisation tout à fait essentielle», a commenté mardi le ministre, interrogé par Belga dans les couloirs du Parlement.

«Il faut soutenir toute sensibilisation de nos jeunes. La lutte contre le changement climatique est un sujet fondamental, aux côtés de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion».

Mais pour M. Marcourt, cette mobilisation ferait mieux d’être «temporaire», au risque de porter préjudice aux étudiants qui débrayeraient tous les jeudis sur une longue période.

«Il faut veiller à ce que ce mouvement n’ait pas d’effet négatifs sur leurs études. Si les cours sont maintenus par les établissements ces jeudis, cela se retournera inévitablement contre les étudiants les plus fragiles», selon lui.

La Fédération Wallonie-Bruxelles compte un peu moins de 200.000 étudiants inscrits dans le supérieur.