POLITIQUE

Écolo et Groen veulent gouverner à tous les niveaux de pouvoir: leurs premières têtes de liste

Écolo et Groen veulent gouverner à tous les niveaux de pouvoir: leurs premières têtes de liste

Les dirigeants de Groen et Ecolo, Jean-Marc Nollet et Meyrem Almaci, affichent leur volonté de gouverner à tous les niveaux de pouvoir. BELGA

Les deux partis écologistes ont officialisé samedi les noms de certaines de leurs têtes de liste pour les élections européennes, législatives et régionales du 26 mai prochain. Voici les têtes d’affiche des verts.

MISE À JOUR 20/01 - 8h50

Les deux partis écologistes ont officialisé samedi les noms de certaines de leurs têtes de liste pour les élections européennes, législatives et régionales du 26 mai prochain.

La tête de liste pour les élections européennes sera l’eurodéputé sortant Philippe Lamberts, qui siège au Parlement européen depuis 1999, parmi les 21 élus belges de l’hémicycle bruxello-strasbourgeois.

«Ce sera ma dernière campagne», a-t-il confié à l’agence Belga, alors qu’Ecolo espère obtenir deux sièges lors du scrutin européen du 26 mai. La 2e place sera occupée, comme en 2014, par la jeune Saskia Bricmont.

Pour Groen, ce sera l’actuelle sénatrice cooptée Petra De Sutter, qui siège également à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) qui emmènera la liste européenne, suivi par l’eurodéputé sortant Bart Staes, a annoncé le parti écologiste flamand lors d’une réception de Nouvel An commune avec son homologue francophone. Avec l’intention affichée d’obtenir un second siège pour Groen, a lancé De Sutter devant une assistance surchauffée.

Staes siège sans discontinuer au Parlement européen depuis 1999. Il a expliqué samedi à l’agence Belga avoir obtenu par 76% des voix des membres de Groen une exemption à la règle interne au parti qui interdit en principe d’exercer trois mandats parlementaires.

«Un duo de rêve»

«Un duo de rêve», a-t-il à propos de sa colistière. «C’est maintenant un défi que de décrocher un second siège, a ajouté Staes.

Les deux co-présidents d’Ecolo, Jean-Marc Nollet et Zakia Khatabbi, seront pour leur part têtes de liste pour le scrutin fédéral, respectivement dans le Hainaut et à Bruxelles, a précisé Ecolo.

Nollet emmène dans son sillage Marie-Colline Leroy (de Frasnes-lez-Anvaing), enseignante et figure montante au sein du parti.

À Bruxelles, le député fédéral sortant Gilles Vanden Burre figurera en seconde position sur la liste Ecolo pour la Chambre.

En Brabant wallon, la liste pour la Chambre sera emmenée par Simon Moutquin, qui pourrait ainsi succéder à Marcel Cheron.

Pour le scrutin régional en province de Hainaut, Christophe Clercy sera tête de liste pour la circonscription de Charleroi-Métropole, Thomas Dawance pour celle du Centre et Bénédicte Linard pour celle de Wallonie Picarde.

En Brabant wallon, Hélène Ryckmans emmènera la liste écologiste pour le parlement wallon.

Écolo et Groen préparent 20 propositions pour une transition solidaire et écologique

Écolo et Groen déposeront prochainement vingt propositions pour une «transition solidaire et écologique», ont annoncé samedi à Bruxelles les dirigeants des deux partis écologistes, Jean-Marc Nollet et Meyrem Almaci, affichant leur volonté de gouverner à tous les niveaux de pouvoir.

«Avec Groen, nous allons déposer, dans moins d’un mois, vingt propositions pour une transition solidaire et écologique. Une sorte de colonne vertébrale de ce que nous souhaiterions comme déclaration gouvernementale» pour le gouvernement fédéral qui sortira des élections du 26 mai prochain, a déclaré le co-président d’Écolo, Jean-Marc Nollet. Il s’exprimait lors de la présentation des voeux des deux partis – pour la première fois ensemble au niveau fédéral – à Forest, l’une des deux communes bruxelloises désormais dirigées par un bourgmestre Écolo, Stéphane Roberti.

Les écologistes espèrent répéter en mai, lors des scrutins à la fois européen, législatif et régionaux, la forte progression qu’Écolo et Groen ont tous deux enregistrée lors des communales du 14 octobre dernier.

La présidente de Groen, Meyrem Almaci, a ainsi évoqué la «vague verte» qui a déferlé selon elle «d’Ostende à Namur et d’Amay à Zwijndrecht».

«Une autre Belgique est possible et nous le démontrerons»

«Le 14 octobre a été un dimanche vert, le plus vert jamais» enregistré, a-t-elle souligné, avec 1.290 élus écologistes, dont 258 bourgmestres et échevins, «une étape phénoménale, mais une première étape», selon Almaci.

«Une autre Belgique est possible et nous le démontrerons», a renchéri Nollet, en insistant devant la presse sur la force du groupe parlementaire que les deux partis possèdent en commun à la Chambre, susceptible de faire contre-poids à la N-VA, favorable au confédéralisme.

«Une autre Belgique est possible. Et nécessaire», a enchaîné la présidente de Groen.

«Du nord au sud comme au centre du pays, le message envoyé en 2018 par les Belges est clair et il tient en deux points: nous ne voulons plus de mesures superficielles, nous voulons un vrai changement de système. Nous faisons confiance aux Verts pour y arriver», a lancé le co-président d’Écolo.

Mais les écologistes ont aussi rappelé leurs préoccupations en matière de changement climatique et de mobilité. «2018 a à nouveau été la plus chaude année jamais rencontrée», a dit Almaci.

«Un gouvernement climatique»

«2019 sera l’année au cours de laquelle les Verts vont unir leurs efforts pour constituer un gouvernement climatique. 2019 sera l’année au cours de laquelle un gouvernement climatique approuvera une loi contraignante sur le climat. C’est notre plan A car il n’y a pas de planete B», a-t-elle lancé devant un parterre d’élus et de militants.

Nollet a quant à lui prédit que «2019 sera l’année du basculement, à commencer pour la mobilité» en lançant un quadruple stop: «au détricotage de ce qui fait notre union», «aux politiques de repli sur soi», «aux solutions du passé» et «aux politiques qui renforcent les injustices».

«Des solutions novatrices et originales existent», a-t-il encore fait valoir, appelant à «mettre fin à la politique de subventionnement des embouteillages» et à «réinvestir massivement dans la mobilité douce: vélo, vélos électriques, trottinettes; les transports en commun et les véhicules partagés».